Amff, conseil en défiscalisation et gestion de patrimoine

20 juin 2010

Avantages-Fiscaux.fr : Le nouveau portail d’infos pour mieux réduire ses impôts

Pendant plusieurs années, il fallait être fortement imposé pour profiter des dispositifs de défiscalisation (réduction d’impôts) : ce n’est plus le cas ! 2009 a apporté de nombreuses évolutions en termes d’avantages fiscaux avec, entre autres, la mise en place des lois Scellier et Bouvard qui permettent de devenir propriétaire dans des conditions fiscales très rentables…

Avantages-Fiscaux.fr

 

Le cabinet AMFF a donc mis en ligne un nouveau site d’information visant à rendre ces lois accessibles à tous : Avantages-Fiscaux.fr.

Avantages-fiscaux.com est un site édité par Cédric Robillard, consultant en défiscalisation et gestion de patrimoine, mais aussi dirigeant d’AMFF, société spécialisée dans les dispositifs Scellier, Bouvard, Robien, Borloo, Demessine, LMNP ou Girardin

N’importe quel contribuable connecté peut désormais se renseigner sur les nouveaux dispositifs de réduction d’impôts, recueillir des conseils objectifs au travers d’articles et dossiers, poser une question au dirigeant d’AMFF et mieux encore, diagnostiquer gratuitement son investissement avec le simulateur interactif Scellier / Bouvard.

Un contenu clair et actualisé dédié à l’investissement intelligent

Chaque loi offre des avantages propres et des conditions spécifiques. Pourtant les informations présentes sur le Web sont, au choix, soit trop commerciales (et donc omettent de préciser certains fondamentaux), soit trop techniques (autrement dit, inaccessibles au non-initié). Comment s’y retrouver et faire le meilleur choix d’investissement ?
Avantages-Fiscaux.fr apporte la réponse avec un contenu complet, clairement présenté et régulièrement mis à jour. Articles mensuels, vidéos programmes, pages lois, témoignages d’investisseurs…
Autant de moyens pour comprendre les avantages fiscaux, connaître les périodes charnières de la défiscalisation et les bases d’un investissement à fort retour financier, obtenir des retours d’expérience et pourquoi pas, lancer son projet.
En complément, ce qui séduira les investisseurs hésitants, AMFF a développé un simulateur flash intégrant toutes les données de diagnostic pour les lois Scellier et Bouvard. En quelques clics, le visiteur sélectionne la loi souhaitée, son budget prévisionnel, et obtient le détail de son investissement en temps réel : économie d’impôts + épargne mensuelle (mensualité de crédit). Cet outil interactif est gratuit, à l’image de tout le reste.

L’étape-clé pour amorcer son « diagnostic personnalisé »

Parce que la recherche d’information est souvent liée à un besoin, Avantages-Fiscaux.fr propose aux investisseurs potentiels un accompagnement gratuit et sans engagement. Il suffit de contacter Cédric Robillard, dirigeant du cabinet AMFF, pour être joint dans les 12 heures puis recevoir un diagnostic plus complet, adapté au profil et aux objectifs de l’investisseur.

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31 mars 2008

Lois robien borloo

Pourquoi un blog sur la défiscalisation ?

 

Page d'accueil du site de défiscalisation amff

Voilà, c’est fait, le blog sur la défiscalisation est né, avec une question comme premier titre de post : Pourquoi un nouveau blog sur la défiscalisation ? La première réponse que je peux donner, c’est que j’ai une expertise, que j’offre (commercialement) via le site AMFF, mais qu’elle manque encore de présence et d’ouverture…

Les médias sociaux permettent une nouvelle approche de la défiscalisation. Une approche fondée sur le partage d’expériences, de connaissances, et sur des contributions à forte valeur ajoutée.

Alors quoi de mieux qu’un blog pour partager ma vision de consultant, discuter réellement des thèmes qui me passionnent – et vous intéressent certainement – tels que les dispositifs Robien, Borloo, LMNP, Demessine et Girardin, l’investissement immobilier, les réductions d’impôts… liées aux énergies renouvelables. Bref, tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’écosystème de la défiscalisation !

Parmi les sujets que j’aborderai sur ce blog, vous trouverez notamment des :

  • Conseils en défiscalisation avec les bonnes et mauvaises pratiques,
  • Actualités à chaud sur l’investissement immobilier,
  • Nouveaux programmes en région,
  • Exemples d’opérations réussies sur les dispositifs Robien, Borloo, etc,
  • Pistes performantes pour réduire vos impôts et vous engager dans l’immobilier durable.

C’est le début d’un échange ; j’espère vous recevoir ici régulièrement pour partager vos impressions, poser vos questions et pourquoi pas… vous faire faire des économies d’impôts en développant votre patrimoine immobilier ?

Bienvenue sur ce blog dédié à la défiscalisation :-)

Cédric Robillard
Consultant en défiscalisation

www.blog-defiscalisation

            

Quel est l’intérêt de réaliser un achat d’appartement sous  les lois robien et Borloo ?

En investissant sur un achat robien ou borloo neuf vous pouvez déduire 10 700 euros de votre revenu net imposable. Ainsi, défiscaliser en régime Robien ou Borloo permet de financer une partie de l’achat de votre appartement grâce à votre économie d’impôt.

                   

Est-il possible de cumuler le dispositif Robien avec  d'autres ?

                   

Selon votre situation fiscale et vos objectifs patrimoniaux, vous pouvez investir en lmnp (location meublée non professionnelle) ou sur les dispositifs Girardin et Demessine.
La défiscalisation en LMNP est complémentaire car cela  permet de créer des revenus  non imposés sur du long terme. Un programme en LMNP ne nécessite pas d’investissements importants (par exemple un studio de 60 000 euros en résidences étudiantes ou en résidences affaires).

                   

La défiscalisation avec la loi Borloo est-elle plus  importante que la défiscalisation avec le dispositif Robien ?

                   

Il est vrai qu’une défiscalisation Borloo permet d’amortir le bien jusqu’à 15 ans. Alors que dans le cadre d’un achat d’appartement Robien l’économie d’impôt liée à l’amortissement est limitée à 9 ans. Le dispositif  Borloo comprend des  plafonds de ressources du locataire à respecter.

                   

Quelles sont les principales déclarations fiscales à respecter  pour les lois Borloo et Robien ?

                   

L’année de livraison de votre appartement Robien ou Borloo vous devez envoyer une déclaration H2 au centre des impôts dont dépend votre projet (afin de bénéficier  de l’exonération de taxe foncière)
En complément de votre déclaration d’impôt habituelle (2042), vous devez joindre la déclaration 2044 EB concernant votre engagement de location et la déclaration 2044-S.

                   

Que se passe-t-il si je vends mon logement Robien ou Borloo  avant les 9 ans ?

                   

Si vous devez revendre votre appartement sans respecter votre engagement de location de 9 ans avec les dispositifs De Robien et Borloo, vous devrez rendre une partie de l’économie d’impôts.  Les déductions d’impôts liées à l’amortissement seront réintégrées dans le revenu net foncier de l’année en cours.

                   

Comment sortir du projet de défiscalisation Robien ou Borloo  si je perds mon emploi ?

                   

Aucune réintégration fiscale n’est effectuée en cas de licenciement. C’est aussi valable en cas d’invalidité ou de décès de l’un des époux soumis à une imposition commune.
Vous devrez justifier auprès de l’administration fiscale votre licenciement. Ainsi vous pourrez revendre sans préjudice votre appartement Robien ou Borloo qui était soumis à un engagement de 9 ans de location.

                   

Comment faire si les ressources du locataire de mon  appartement acheté sous la loi Borloo dépassent les plafonds dans 2 ans ?

                   

Dans le cadre du dispositif Borloo (à la différence du dispositif De Robien) vous avez effectivement des plafonds de ressources à respecter. Ce sont les ressources à l’entrée du locataire qui doivent être respectées. Ainsi, même si ses revenus augmentent avec le temps et qu’ils dépassent les plafonds Borloo ce sont ses revenus à l’entrée qui comptent.

                   

Où est-il préférable de réaliser l’achat d’un appartement  Robien ?

                   

C’est le travail d’un conseiller en gestion de patrimoine d’étudier le marché, la valorisation d’un projet. Grâce aux partenariats avec de grands groupes dans les secteurs publics, bancaires, immobiliers et de l’administration de biens nous avons des indicateurs importants pour proposer des biens adaptés pour  la défiscalisation Robien.

                   

Est-ce que je peux choisir l’appartement pour mon  investissement Robien ou Borloo ?

                   

En tant que professionnel, nous vous apportons un conseil et des solutions pour vos projets. Grâce aux informations, vous pourrez décider en connaissance de cause. Nous vous présentons les caractéristiques des projets avec les avantages et les contraintes pour votre choix soit objectif et pertinent.

                   

Un investissement locatif de type Robien suppose t-il une  capacité d'apport ?

                  

La plus part des investisseurs empruntent la totalité du  montant de leur achat Robien.
Les intérêts d’emprunt sont déductibles. Ils participent au déficit foncier et donc à l’économie d’impôt. Un apport permet de baisser les mensualités du prêt immobilier et de générer plus rapidement des revenus complémentaires.
                  En pratique les banquent préfèrent que les frais de notaires  ne soient pas financés par le crédit.

                     

Sur quelle période déduit-on les intérêts d'emprunt sous la  loi Robien ?

                   

Vous pouvez déduire les intérêts du crédit lié à votre achat immobilier Robien non seulement pendant la période d’engagement de location de 9 ans mais aussi par la suite.
En effet après les 9 ans de défiscalisation Robien vous serez au régime réel et vous continuerez à déduire les intérêts de l’emprunt sur l’imprimé 2044.

                   

J’habite dans le nord entre Lille et Arras, est-il préférable d’investir grâce aux loi Robien et Borloo dans un  appartement proche de chez moi ?

                   

L’AMFF vous propose un service sur mesure pour répondre à vos exigences. Si vous souhaitez que votre appartement Robien ou Borloo soit proche de votre lieu d’habitation c’est possible.
  Par contre, c’est rarement préférable. Il faut comprendre que c’est de l’investissement locatif et que vous n’y habiterez pas.  Notre métier est de vous présenter les projets les plus intéressants que nous avons sélectionnés. Nous étudions le potentiel du marché locatif  et la valorisation de votre investissement dans le temps.
D’autre part, sur les projets que nous sélectionnons vous bénéficiez de garanties locatives particulières.  Ce n’est pas parce que le bien est en face de votre habitation que vous n’aurez pas de loyers impayés ou de vacances locatives.

                   

Une opération De Robien ou Borloo peut-elle comporter des  risques ?

                   

Pas plus que  tout investissement immobilier. L’achat d’un appartement sous les Lois Robien et Borloo exige simplement que l’on respecte certaines conditions.  Seules  les  formalités administratives notamment pour les déclarations d’impôts peuvent sembler complexes.

                   

Le dispositif Girardin est-il risqué ?

                   

Un investissement Girardin (dans les DOM TOM) est plus risqué. Ce n’est pas lié à la demande locative, même si on constate que le niveau des loyers doit baisser pour répondre aux besoins de la population. Par contre, les prix d’achat sont à surveiller de près.  Le dispositif Girardin est fiscalement très attractif à condition de réaliser un achat à un prix cohérant avec le marché. Si vous êtes fortement fiscalisé vous pouvez réaliser une  belle opération financière grâce à une économie d’impôt particulièrement importante (40 à 50 % de réduction sur votre achat). La réduction d’impôt est assez conséquente, même si vous ne réalisez pas de plus value à la revente, vous serez beaucoup plus gagnant que si vous n’aviez rien fait.

                   

Si j’ai investi sur un programme immobilier sous la loi Demessine, pourrais-je récupérer le bien pour en faire ma résidence secondaire ?

                   

Ce type d’inversement ne répond pas à cette demande. Ce n’est pas fait pour occuper le bien à plein temps pour le futur. La location est liée à un bail commercial. Par contre vous pouvez profiter de quelques semaines de vacances par an dans la résidence (on peut aussi investir sans souhaiter occuper le bien).
                   

                   

Quelles données sont en faveur de loi Demessine ?

                   

Dans la cadre de ce dispositif, vous avez la possibilité de réaliser des économies d’impôts (4166 euros pour un couple pendant 6ans) en investissant dans des zones touristiques.
La France est  le  pays le plus visité au monde avec 82 millions de visiteurs par an. L’économie du tourisme  représente près de 8% du PIB. 
Une augmentation de  la fréquentation  2.6% par an jusqu’à 2020 est prévu. Ce secteur  représente 115 milliards d’euros de consommation touristique. 

                   

Quels sont les programmes immobiliers Demessine qui  fonctionnent le mieux ?

                   

La demande dépend de plusieurs critères. Au-delà de la destination, l’emplacement comme toujours dans ces produits fera la différence. Mais ce n’est pas tout. Le tourisme a changé, des prestations haut de gamme sont demandées aujourd’hui et pas seulement de la part des touristes étrangers (ce sont les anglais, les allemands, les belges puis les hollandais et les italiens qui viennent le plus en vacances en France).
  Ainsi, on ne part plus à la montagne uniquement dans le but de skier. C’est l’occasion de faire des ballades en profitant de magnifiques paysages avec un hébergement haut de gamme. La diversification des services proposés permet de profiter de la piscine, du sauna du hammam ou encore de la salle de fitness.

                   

Faut-il payer beaucoup d’impôts pour bénéficier des conseils  de l’AMFF ?

                   

Les personnes que nous rencontrons souhaitent investir dans les meilleures conditions en profitant des dispositifs fiscaux. Aujourd’hui on sait que le régime des retraites ne sera plus assuré et qu’il est nécessaire de préparer son avenir et celui de ses proches. Nous sommes donc tous concernée. Même si vous ne payez pas beaucoup d’impôts nous saurons vous indiquer  une solution adaptée.
L’achat d’un appartement sous les lois Robien, borloo ou en location meublé nécessite  que vous ayez une certaine  capacité d’épargne  (de 250 à 500 euros par mois selon le projet).

                   

A quel période de sa vie est-il conseillé d’investir ?

                   

Nous rencontrons tous les jours des personnes qui ont  rencontré un conseiller en gestion de patrimoine il y a quelques années  afin d’investir dans l’immobilier et de profiter des déductions d’impôts et qui ne l’ont pas fait.
  Ils ne l’ont pas fait pour diverses raisons : les études des enfants, le crédit de la résidence principale, le mariage de leur enfant, par manque d’intérêt ou d’information…
Si le moment n’est pas propice et que vous n’avez pas la capacité financières il est inutile de se lancer sur ce type d’investissement.
Un audit fiscal et patrimoniale est nécessaire afin d’étudier votre situation personnelle.  Si votre situation le permet, il est important de  se constituer un capital, une réserve d’argent dès que possible pour sécuriser votre situation financière et préparer votre avenir.

Pourquoi  investir  dans un appartement pour défiscaliser ?

La première raison est qu’il manque beaucoup de logement en France. C’est sans compter  les personnes mal logées, les étudiants, les personnes âgées. Au-delà de l’économie d’impôt que vous réaliserez grâce aux mesures incitatives  vous pouvez aider  des familles à se loger décemment.                    

La seconde raison est que la pierre est le placement  le plus sur. Lorsque vous empruntez par exemple 150 000 euros pour acheter un appartement sous la loi Robien, vous, vos proches votre famille êtes assurés grâce à l’assurance du prêt (assurance, décès, invalidité) sur le montant emprunté.

D’autres part vous faites fructifier  une somme que vous n’aviez pas. Ces 150 000 que vous a prêté la banque vont générer des loyers qui financeront l’essentiel du prêt. Les intérêts sont déductibles et les rentabilités grâce à l’économie d’impôts sont bien supérieures au taux d’emprunt.                           

Comment  l’AMFF   sélectionne un projet ?

                   

La première étape pour que nous validions un projet est d’étudier l’emplacement. L’environnement est capital : écoles, crèches, entreprises, infrastructures services de santé services administratif, accès, espaces verts.

                   

La seconde étape consiste à   étudier  le potentiel  locatif
Étude auprès de nos réseaux d’administrateurs de biens : quel typologie de logement, quelles caractéristiques en terme de surface, de loyers et d’emplacement sont le plus demandés.

                   

Enfin, il s’agit de se renseigner sur le développement  économique et l’urbanisme.
Nous travaillons sur des projets où au-delà de la construction d’un programme immobilier, se développent des infrastructures (écoles, commerces, hôpitaux, espaces verts…) afin de valoriser  votre investissement dans le temps.

                   

Pourquoi faire confiance à l’AMFF  ?

                   

La qualité du conseil et des projets que nous proposons sont  nos atouts majeurs.
                      Les projets immobiliers sur lesquels nous travaillons vous  sont proposés au prix direct promoteur.
Notre expérience vous facilitera la mise en place de ces opérations sans que cela ne vous coûte quoique se soit.
L’activité étant indépendante de nos partenaires (banques, promoteurs…) nous les mettons en concurrence et profitons des meilleures opportunités (alors qu’un banquier ou un promoteur ne  vous proposent que les projets qu’ils commercialisent)
Du fait de notre compétence professionnelle reconnue par les banques, les experts comptables et les promoteurs, l’AMFF  travaille essentiellement sur recommandation.

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www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com

Logement robien
Robien Borloo conseil
Investissement Paris Ile de De France
Investissement Lille

Grâce au dispositif Robien, vous réduisez vos impôts de 1500 à 4000 euros en investissant dans l'immobilier neuf.

   

1 - Principe de la loi Robien                    

Ce dispositif fiscal est conçu pour relancer l'investissement locatif en France et lutter contre la pénurie de logements à louer. Il s'applique à l'acquisition de logements neufs destinés à la location non meublée à usage d'habitation principale et acquis depuis le 1er septembre 2006.

   

2 – Une fiscalité très avantageuse

Vous amortissez 50% du projet sur neuf ans

  • - 6% pendant 7 ans
  • - 4 % pendant 2 ans
                   

Vous déduisez 100 % des intérêts d’emprunt et 100 % des frais (gestion, taxe foncières…)

Si vous louez des biens ou que vous envisagez de le faire, nous vous indiquerons comment optimiser votre investissement afin de ne pas payer d’impôts sur vos revenus fonciers.

                   

3 – Les conditions à respecter

  • Louer un projet pierre pendant 9 ans à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal.
  • Le propriétaire doit également s'engager à ce que le loyer n'excède pas certains plafonds.

Précisions : La surface prise en compte s'entend la surface habitable, augmentée de la moitié de celle des annexes (caves, balcons, remises...) dans la limite de 8 m² par logement. En dehors de Paris, les loyers de départ sont relativement conformes aux prix du marché et révisables chaque année suivant l'évolution de l'indice INSEE du coût de la construction.                   

               

Vous souhaitez avoir des informations complémentaires ?                   

Afin de réduire vos impôts dans les meilleures conditions : contacter Mr ROBILLARD au 06 88 45 92 41 pour une information personnalisée.                  

                                     

Pourquoi  investir dans un appartement pour défiscaliser ?

La première raison est qu’il manque beaucoup de logement en France. C’est sans compter les personnes mal logées, les étudiants, les personnes âgées. Au-delà de l’économie d’impôt que vous réaliserez grâce aux mesures incitatives vous pouvez aider des familles à se loger décemment.                

La seconde raison est que la pierre est le placement le plus sur. Lorsque vous empruntez par exemple 150 000 euros pour acheter un appartement sous la loi Robien, vous, vos proches votre famille êtes assurés grâce à l’assurance du prêt (assurance, décès, invalidité) sur le montant emprunté.

D’autres part vous faites fructifier une somme que vous n’aviez pas. Ces 150 000 que vous a prêté la banque vont générer des loyers qui financeront l’essentiel du prêt. Les intérêts sont déductibles et les rentabilités grâce à l’économie d’impôts sont bien supérieures au taux d’emprunt.

Où est-il préférable de réaliser l’achat d’un appartement Robien ?

C’est le travail d’un conseiller en gestion de patrimoine d’étudier le marché, la valorisation d’un projet. Grâce aux partenariats avec de grands groupes dans les secteurs publics, bancaires, immobiliers et de l’administration de biens nous avons des indicateurs importants pour proposer des biens adaptés pour la défiscalisation Robien.                

Un investissement locatif de type Robien suppose t-il une capacité d'apport ?

La plus part des investisseurs empruntent la totalité du montant de leur achat Robien. Les intérêts d’emprunt sont déductibles. Ils participent au déficit foncier et donc à l’économie d’impôt. Un apport permet de baisser les mensualités du prêt immobilier et de générer plus rapidement des revenus complémentaires. En pratique les banquent préfèrent que les frais de notaires ne soient pas financés par le crédit.                

Sur quelle période déduit-on les intérêts d'emprunt sous la loi Robien ?

Vous pouvez déduire les intérêts du crédit lié à votre achat immobilier Robien non seulement pendant la période d’engagement de location de 9 ans mais aussi par la suite. En effet après les 9 ans de défiscalisation Robien vous serez au régime réel et vous continuerez à déduire les intérêts de l’emprunt sur l’imprimé 2044.

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desficalisation Robien Borloo

Avec les dispositifs Robien & Borloo, enrichissez votre patrimoine en réduisant vos impôts


L’AMFF, cabinet expert en défiscalisation et investissement immobilier, vous propose son accompagnement sur chaque dispositif : Robien, Borloo, LMNP, Demessine et Girardin. Avec l’AMFF, enrichissez votre patrimoine... pour mieux réduire vos impôts.


Les avantages du conseil en défiscalisation AMFF

  • Un professionnel à vos côtés pour tirer profit du meilleur de chaque dispositif : Robien, Borloo, etc.
  • Des supports immobiliers de qualité, adaptés à votre situation.
  • Des compétences plusieurs fois éprouvées au service des investisseurs immobiliers.
   

Dispositif Robien & Borloo : économisez de 1500 à 4000 euros d’impôt ! Grâce à la loi de Robien ou la loi Borloo populaire, vous déduisez 10 700 euros de votre revenu net imposable, voir plus selon votre situation.

    Recupérez 19,6 % de  TVA sur votre investissement avec la location meublée non professionnelle (LMNP) ou professionnelle (LMP). Les loyers sont garantis et défiscalisés (accès privilégié aux résidences étudiantes et affaires).
   
    Réduisez votre impôt de 2000 € (célibataire) ou 4000 € (couple) :
La loi Demessine vous permet d’investir en résidence de Tourisme. Vous récupérez la TVA  et vous bénéficiez de semaines de vacances.
   
    Vous payez plus de 7500 euros d’impôt ?
La loi Girardin permet une importante économie (même l'intégralité) en investissant dans les DOM-TOM. Vous réduisez votre impôt de 40 à 50 % du montant du bien.
   
Pour investir, renforcer votre patrimoine immobilier et en tirer des bénéfices financiers, faites confiance à l’expérience du cabinet de défiscalisation AMFF. Contactez-nous dès maintenant pour un rendez-vous sans engagement.

logement robien

robien

http://www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com/question_defiscalisation_immobiliere/foire_aux_questions_immobilieres.php

http://www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com/lois-robien-borloo-girardin-demessine/loi-de-robien.php

http://www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com/lois-robien-borloo-girardin-demessine/loi-borloo.php

http://www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com/lois-robien-borloo-girardin-demessine/loi-girardin.php


http://www.conseil-defiscalisation-loi-robien-borloo.com/lois-robien-borloo-girardin-demessine/location-meublee.php

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07 mars 2008

Actualité Fiscale

03-11-2008BNC : loyer d'un immeuble maintenu dans le patrimoine privé

                   

Revenant sur sa doctrine antérieure, l'administration s'aligne sur la récente décision du Conseil d'Etat qui autorise un titulaire de BNC à déduire de son résultat imposable le loyer correspondant à la fraction d'un immeuble utilisée à titre professionnel et maintenue dans son patrimoine privé.

08-10-20082009, l'année du changement pour la Location Meublée Professionnelle

                   

Voilà un changement à noter pour tous ceux qui investissent en LMP (Location Meublée Professionnelle) : le projet de loi de finance pour 2009 fait apparaitre une importante modification pour le régime du dispositif.

Ainsi à partir de 1er janvier 2009, en l’état actuel du texte, pour pouvoir prétendre à ce statut fiscal, les investisseurs devront cumuler les conditions suivantes :

Etre inscrits au registre des commerces et des sociétés en qualité de loueurs professionnels, Les recettes annuelles retirées de cette activité devront excéder 23 000 euros, et représenter plus de 50 % des revenus professionnelles du foyer fiscal (traitements et salaires, BIC, BNC, BA et revenus des gérants associés mentionné à l’article 62 du CGI).

En ce qui concerne le dernier point, les changements sur la Location Meublée Professionnelle sont alternatifs jusqu’au 31 décembre 2008, et deviendront cumulatifs dès 2009. Le déficit de la 1ère année ne pourra plus être imputé sur le revenu global pour l’investissement, à partir du 1er janvier 2009, si les 3 conditions ne sont pas réunies !

Bref, je conseille aux investisseurs souhaitant bénéficier cet avantage fiscal, de réaliser une acquisition le 31 décembre 2008 au plus tard. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

http://www.blog-defiscalisation.fr/2009-changement-location-meublee-professionnelle-lmp/                                                                          

                   

01-10-2008Aides à domicile : La « réduction » d'impôt devient « crédit » d'impôt

                   

A la différence des « réductions » d’impôt, les « crédits » d’impôt font l’objet d’une restitution au contribuable pour la fraction de leur montant qui excède celui de l’impôt normalement dû. Ainsi, pour renforcer l’impact du dispositif en faveur des parents faisant garder leur enfant à l’extérieur de leur domicile, le législateur avait déjà été conduit à transformer la réduction d’impôt accordée aux intéressés en un crédit d’impôt. La même démarche vient d’être suivie en ce qui concerne le dispositif en faveur de l’emploi d’aides à domicile. Toutefois, en ce domaine, l’avantage fiscal prenant la forme d’un crédit d’impôt est réservé aux célibataires exerçant une activité professionnelle ou inscrits sur la liste des demandeurs d’emploi durant au moins trois mois au cours de l’année du paiement des dépenses et aux couples mariés dans lesquels les deux conjoints remplissent l’une ou l’autre de ces conditions.

                                                                              

                   

17-09-2008Coût du crédit : pas de hausse accélérée des taux

                   

Les répercussions de la crise financière mondiale ne devraient pas bousculer la politique modérée de hausse des taux des banques françaises. Depuis la rentrée, le taux des crédits a diminué de 10 à 20 points de base du fait de l'évolution des obligations d'Etat.   

" Ce qui s'est passé va forcément entraîner des conséquences, ne serait-ce que [...] des tensions " sur le niveau des taux d'intérêt " qui vont amener un renchérissement du crédit dans les semaines qui viennent ", adéclaré hier Christine Lagarde lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes d'information sociale. Cette déclaration, qui suit la faillite de la banque Lehman Brothers, a soulevé l'étonnement chez les banquiers.Les banques françaises répercutent progressivement la remontée des taux, réagit un professionnel. " Il y a certes un effet rattrapage après des années de sous-tarification, mais les banques françaises lissent cette remontée. Nous augmentons les taux de 10 centimes en 10 centimes, sans hausse brutale. " Depuis un an, le taux des crédits à l'habitat a sensiblement augmenté, passant en moyenne de 4,24 % à 4,85 % en juillet dernier, selon les statistiques de la Banque de France. La moyenne européenne est plus élevée, mais la hausse est sensiblement moins marquée, de 4,91 % à 5,31 % en un an.

                                                                              

                   

10-09-2008Fiscalité écologique - Borloo défend l' extension du bonus-malus

                   

Le ministre assure que le bonus-malus écologique sera prochainement appliqué à une nouvelle famille de produits, et qu’il a pour cela le soutient de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, mais il reste vague quand aux produits concernés. Il avait déclaré sur France Info que le gouvernement travaille sur cette liste, mais que « c'est extrêmement difficile », et que « c'est un travail très rigoureux ».

 

Pour le ministre Jean-Louis Borloo, l'extension du principe du bonus-malus écologique est acquise.

 

Il a également déclaré que le bonus-malus sur les véhicules neufs, appliqué depuis le 1er janvier 2008, aller coûter quelque 130 millions d'euros, alors que ce principe était prévu pour être neutre pour le budget de l’Etat.

 

D’ou la difficulté pour savoir quels « produits destructeurs de la planète » il faut taxer pour que les « mauvais » produits financent les « bons », les produits « vertueux » pour l’environnement, et sans que cela coûte aux contribuables. On comprend aussi pourquoi Bercy émet des réticences à l’extension du bonus-malus écologique.

                                                                              

                   

09-09-2008Option pour les frais réels

                   

Le fisc laisse l'alternative : le barème kilométrique du fisc ou les frais réellement engagés. Dans ce dernier cas, il est nécessaire de garder (mais pas de joindre dans la 2042) tous les justificatifs, servant ainsi de preuve en cas de contrôle. Au prorata des kilomètres effectués à titre professionnel, et avec justificatifs, les dépenses réellement effectuées portant sur : le carburant, les péages, les réparations, les assurances, les frais de garage, l’amortissement du véhicule, etc…, seront déductibles. Avec le barème forfaitaire ou avec les frais réels, les frais de transport liés à l’activité professionnelle ne sont déductibles que pour une distance domicile - travail inférieure à 40 Km, et que sur la base d’un seul aller-retour par jour.

                                                                              

                   

15-08-2008Le risque d'impayé

                   

Prévenir et agir

Votre locataire ne paie plus son loyer ? Si la situation venait à perdurer, il existe des dispositifs pour aider le locataire à régler sa dette. Avant d'envisager la solution extrême : l'expulsion.

1 / Avant de louer, quelques précautions

Vérifiez que les ressources de votre locataire lui permettent de supporter le loyer et le montant réel des charges. Le taux d'effort ne doit pas dépasser le tiers des ressources.

Demandez la caution d'une tierce personne. Se porter caution est un engagement important qui est très réglementé. Il faudra exiger l'acte de caution au moment de la signature du bail. Dès le premier incident de paiement, le propriétaire a tout intérêt à en informer la personne qui se porte caution. Celle-ci pourra être saisie si la situation s'aggrave. Aidez votre locataire à bénéficier d'aides. Sachez que, si votre locataire a droit à une aide au logement (Allocation logement, APL...), celle-ci peut vous être directement versée selon le principe du tiers payant. En contrepartie, vous la déduirez du montant du loyer fixé dans le contrat. S'assurer contre les impayés de loyers. Il est possible de se protéger contre le risque d'impayés de loyers en souscrivant une assurance spécifique, dont le coût avoisine 2 à 3% du montant des loyers annuels. En plus de la garantie contre le non-paiement du loyer, l'assurance prévoit une garantie dommages (vétusté déduite) pour les détériorations causées au logement et constatées au départ du locataire. Elle peut également prendre en charge le contentieux de recouvrement, la résolution du bail et l'expulsion. A savoir : les primes d'assurance pour impayés de loyers sont déductibles du revenu brut foncier. Un conseil : vous pouvez demander le « contrat GRL » auprès d'une assurance qui a signé une convention avec la société GRL Gestion, à la condition que le loyer ne dépasse pas la moitié des revenus du locataire. L'intérêt de ce dispositif est qu'il est moins cher qu'une assurance privée. Il faut noter que les locataires titulaires d'un CDI percevant un salaire plus de 3 fois supérieur au montant du loyer ne sont pas concernés par cette garantie. Pour faire votre demande en ligne de Pass GRL ou pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site officiel : http://www.passgrl.fr/

B / Mon locataire ne peut plus payer son loyer

Avant de vous précipiter dans une procédure judiciaire complexe et prématurée, sachez qu'il existe de nombreux recours en cas défaillance dans le paiement des loyers. D'autant que vous avez le temps : le délai de prescription, pour réclamer ou contester des charges locatives, est de 5 ans ! Mieux vaut donc réfléchir à des solutions à l'amiable avec votre locataire, surtout s'il est de bonne foi et qu'il est confronté à des difficultés passagères.

Dès les premiers impayés. Un conseil : n'attendez pas. Prévenez aussitôt la personne qui s'est portée caution ainsi que l'organisme qui verse l'aide au logement (Caisses d'allocations familiales ou les Caisses de mutualité sociale agricole), si votre locataire en est bénéficiaire. Dans le même temps, proposez à votre locataire, par accord écrit, un échelonnement des règlements avec des délais précis à respecter. Le commandement de payer. Si la procédure amiable échoue, vous pouvez engager des démarches plus contraignantes et coercitives. La première consiste à passer par un huissier de justice pour adresser un commandement de payer au locataire et éventuellement à la caution. Le locataire a alors deux mois pour régler ses dettes. Il peut saisir le tribunal pour obtenir des délais de paiement. La saisie. En cas de défaut de paiement ou de retard dans les délais, l'huissier, avec l'accord du juge, pourra procéder à la saisie de biens du locataire (saisie sur les meubles, saisie sur les salaires), à hauteur du montant de loyers impayés. Autre option : le propriétaire peut aussi faire pratiquer, par acte d'huissier, une saisie conservatoire sur le compte bancaire du locataire. Cette procédure simple permet au propriétaire de bloquer le montant de l'impayé sur le compte bancaire de son locataire. Elle est légale dès la première échéance du premier loyer impayé dans le cadre d'un bail écrit. Ultime solution : la résiliation du bail et l'expulsion. Les loyers continuent de ne pas être payés et les délais sont dépassés ? Dans ce cas extrême, vous pouvez engager, en sus de la saisie, une procédure de résiliation. Avec l'accord du juge, une procédure d'expulsion pourra être lancée. A la réception du commandement de quitter les lieux, votre locataire a alors deux mois pour quitter effectivement le logement (excepté pendant la période d'hiver du 1er novembre au 15 mars). Un conseil, prévoir dans le bail une clause « résolutoire », qui, en autorisant la résiliation du bail pour non-paiement du loyer ou des charges, permet d'accélérer les démarches judiciaires. A savoir : le locataire peut demander des délais ou contester le jugement au cours de la procédure d'expulsion.

                                                                              

                   

21-07-2008FNAIM Tendance du marché immobilier

                   

Juin 2008 : Nouvelles évolutions contrastées 

Au cours du mois de juin 2008, le marché de l'ancien aura connu une nouvelle fois des évolutions contrastées, à l'appui d'une baisse des prix des appartements (-0.9%) et d'une hausse des prix des maisons (+3.0%).

Au total, en dépit de légères baisses enregistrées au cours du troisième trimestre 2007 (-0.9%) et au cours du premier trimestre 2008 (-1.0%), les prix des logements anciens s'inscrivent à nouveau sur un rythme de progression des prix modéré, pour progresser de +0.9% au cours du 2ème trimestre 2008.

                                                                              

                   

15-07-2008Prix de l'immobilier

                   

Immobilier : à chacun ses chiffres

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Flambée des prix, stagnation ou effondrement ? Les indices immobiliers se suivent et se ressemblent rarement. Pourquoi un tel écart ? Enquête.

Quand Explorimmo annonce une hausse de 3.80% de l'immobilier en 2007, le Crédit foncier l'estime à 5%, contre seulement 2.5% pour Empruntis... A tour de rôle les principaux acteurs de l'immobilier livrent leur analyse, sans que personne ne sache à quel indice se vouer. L'année 2007 termine ainsi en progression de 5.7%, selon l'indice des notaires-Insee, face au maigre 2.5% de la Fnaim. Face à ces écarts, le sénateur UMP Joël Bourdin a demandé fin 2007 un rapprochement de ces deux principaux indices pour obtenir une meilleure transparence du marché. A l'origine de ces divergences : les modes de calcul employés par ces acteurs. «Nous calculons des moyennes comparées d'une année sur l'autre en fonction du secteur géographique, explique Nicolas Thouvenin, responsable des études économiques à la Fnaim. Ainsi, l'Ile-de-France ou la région Rhône-Alpes représentent X% de l'activité.» Manque cependant le facteur qualité du logement. «Nous intégrions cette donnée auparavant, mais nous nous sommes rendus compte que nous obtenions au final un résultat similaire», poursuit Nicolas Thouvenin. Et, quand l'Insee détaille sur 150 pages sa méthodologie, celle de la Fnaim «n'est pas rendue publique», d'après une réponse de Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, à Joël Bourdin. Seul un document de 6 pages est mis en ligne sur son site… «Pour justifier que la Fnaim et les notaires n'obtiennent pas les mêmes résultats, on considère généralement que la première travaille sur les promesses de ventes, quand les seconds se basent sur les actes de ventes, analyse Jacques Friggit, chargé de mission aux Ponts et Chaussées. Mais c'est faux.» Alors que la durée moyenne entre une promesse et un acte de vente est de 100 jours, «on devrait voir les variations de la Fnaim précéder l'indice des notaires d'un trimestre. Ce n'est pas le cas, la qualité de la prédiction de l'indice Fnaim est faible.

 

Trois mois de retard

Autre reproche fait à la Fnaim : sa base de données. Quand les notaires traitent quelque 520 000 transactions annuelles, la Fédération nationale de l'immobilier n'en totalise que 140 000. Ainsi, les notaires représentent environ deux tiers du marché, contre 20% pour la Fnaim. «Il existe également un biais géographique, explique Jacques Friggit, chargé de mission aux Ponts et Chaussées. Les zones urbaines ou encore la Côte d'Azur sont mieux représentées dans ces indices que les campagnes.»

L'indice notaires-Insee offre certes une analyse plus complète que la Fnaim, mais avec un décalage de trois mois par rapport au marché réel. Et encore, sa base de données tient de la bonne volonté des notaires. Les 4 600 professionnels que compte l'Hexagone remplissant les informations relatives aux logements, y compris qualitatives, ne sont en effet soumis à aucune obligation. En résumé, dans l'indice des notaires-Insee ou celui de la Fnaim, la qualité des analyses est faible. «L'indice de la Fnaim ne vaut pas cher puisqu'une grande partie des agents immobiliers en France ne font pas partie de son réseau, celui de l'Insee est la meilleure approximation à l'heure actuelle», résume Vincent Renard, directeur de recherche à Polytechnique.

                                                                              

                   

08-07-2008Réduction d'impôt sur le revenu

                   

Comment justifier des réductions d'impôt pour dons aux associations et cotisations syndicales ?

 

Les contribuables qui déclarent leurs revenus par Internet et demandent une réduction d'impôt pour financement des associations et de la vie politique ou pour cotisations syndicales (CGI art. 200 et 199 quater C) sont dispensés : - de produire spontanément le reçu justifiant de la réalité de leurs versements (CGI art. 200-6) ; - de mentionner l'identité des organismes bénéficiaires des dons ou du syndicat. Cette deuxième dispense résulte de la doctrine (BO 5 B-16-08, n° 9). Elle va au-delà de la demande de la CNIL selon laquelle les données relatives à l'identité des bénéficiaires des versements doivent être effacées au bout de six mois. Bien entendu, l'administration fiscale peut exercer son droit de contrôle et demander au contribuable de justifier de la réalité de ses versements. Cette preuve résulte de la production du reçu délivré par l'organisme bénéficiaire du don ou par le syndicat.

 

BO 5 B-16-08 du 2 juillet 2008

                                                                              

                   

12-05-2008Exonération des rémunérations perçues par les étudiant(e)s de moins de 26 ans

                   

Afin d'améliorer la situation des étudiant(e)s qui travaillent, la loi "TEPA" du 21.08.2007 étend l'exonération d'impôt sur le revenu des remunérations perçues en contrepartie d'une activité exercée pendant les congés scolaires ou universitaires. Le BOI 5 F-12-08 présente les modalités de cette exonération d'impôt sur le revenu.

                                                                              

                   

10-04-2008Dispositif Robien : Publication des nouveaux plafonds de loyer 2008

                   

Dispositif Robien : Publication des nouveaux plafonds de loyer 2008 (25/02/2008)

Le dispositif Robien recentré applicable aux investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006  permet d'amortir  50 % de l'investissement sur une durée de 9 ans. Ce dispositif n’est pas soumis à des conditions de ressources mais seulement à des conditions de loyer.

Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés dans le cadre du dispositif Robien recentré entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, le loyer au mètre carré, charges non comprises, ne doit pas excéder par mètre carré : Zone A : 21,02 € Zone B1 : 14,61 € Zone B2 : 11,95 € Zone C : 8,76 €

                                                                              

                   

13-03-2008UN NOUVEL INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS EN VIGUEUR

                   

Jusqu'alors, l'IRL était composé à 60% de l'indice des prix de la consommation, à 20% de l'indice des prix d'entretien et d'amélioration (IPEA), et à 20% de l'indice du coût de la construction (ICC). Ce dernier, en raison de l'envolée des prix des matières premières, a contribué à faire fortement croître l'IRL, première version, au cours des dernières années.

Désormais, il est entièrement basé sur l'indice du coût de la vie. L'insee a récemment précisé qu'il correspondait "à la moyenne sur les douze derniers mois de l'indice des prix à la consommation hors tabacs et loyers". Pour le quatrième trimestre 2007, il ressort en hausse de 1.39% contre 2.49% au trimestre précédent. Si la nouvelle version de l'IRL avait été appliquée dès le troisième, sa progression n'aurait été que de 1,1%. Selon l'Insee, le nouveau mode de calcul devrait baisser l'IRL en moyenne d'un point par trimestre.

                                                                              

                   

11-03-20083i INVESTIT DANS CERENICIMO

                   

3i investit dans Cerenicimo, plate-forme dédiée à l’investissement immobilier 3i vient de prendre une participation de 20% dans Cerenicimo, plate-forme de distribution de produits d’investissement immobilier. En rentrant au capital de Cerenicimo, 3i entend favoriser la poursuite de sa croissance en lui offrant les avantages de son expérience dans les métiers de l’immobilier et le bénéfice de son réseau mondial. Par ailleurs, la puissance financière et la neutralité de 3i vis-à-vis des grands acteurs immobiliers et bancaires renforceront le positionnement indépendant de Cerenicimo sur son marché.

Une approche immobilière sélective Plate-forme dédiée à l'investissement immobilier, Cerenicimo propose une approche globale de ce secteur aux professionnels du patrimoine. Des supports d'investissements diversifiés et rigoureusement référencés permettent aux gestionnaires de patrimoine d'optimiser leurs prescriptions immobilières. Avec un volume d'activité de 300 millions d'euros, Cerenicimo est un acteur majeur du secteur.

                                                                              

                   

12-02-2008Les taux des crédits immobiliers reculent en février

                   

Les taux des crédits immobiliers reculent en février

 

Est-ce le début d’un retournement de tendance ? Les taux des crédits immobiliers baissent légèrement en ce mois de février, constate Meilleurtaux.com.

Selon le courtier, on observe un recul de 0,10 à 0,15 point des taux habituellement pratiqués, toutes durées confondues. Un prêt sur 15 ans peut ainsi se négocier à 4,60%, contre 4,70% il y a encore un mois. Sur 20 et 25 ans, les taux passent respectivement à 4,70 et 4,80%, contre 4,80 et 4,90% en janvier. La plus grosse baisse concerne le prêt à 30 ans, dont le taux recule de 0,15 point : ce prêt longue durée se négocie à présent autour des 5%.

Faible impact Le courtier le reconnaît lui-même : « cette baisse n’a qu’un impact limité sur les mensualités et les capacités d’emprunt ». Effectivement, pour un prêt de 150 000 euros sur 15 ans, l’économie sur la mensualité ne représente qu’environ 8 euros par mois par rapport aux conditions de janvier. En tout cas, ce léger recul vient rompre une tendance à la hausse qui durait depuis plusieurs mois. Et la conjoncture pourrait encore favoriser ce mouvement. Si la Banque centrale européenne n’a pour l’instant pas décidé de faire évoluer son taux directeur, les propos de Jean-Claude Trichet, le gouverneur de l’institution, ont laissé envisager une probable baisse dans les prochains mois.

Les marchés financiers répercutent d’ores et déjà cette perspective. Conséquence : le taux d’intérêt des marchés à long terme (OAT 10 ans) qui sert d’étalon aux taux des prêts immobiliers délivrés par les banques a reculé : « pour la première fois depuis le début de l’année 2007, il descend en dessous de 4% et se situe à 3,99% au 6 février 2008, après être monté jusqu’à 4,70% en juillet 2007 » note également le courtier.

Marge de manœuvre étroite En dépit de la plus grande prudence affichée par les banquiers en face des emprunteurs, les prêts immobiliers restent des produits d’appel importants pour recruter de nouveaux clients. Et les enseignes se livrent une guerre commerciale tous azimuts pour rester les plus compétitives. La légère détente des taux se traduira-t-elle par des offres plus favorables pour les candidats au crédit ? Pas si sûr. « On pourrait l’imaginer si le climat était le même qu’il y a quelques mois, explique Christophe Crémer, PDG de Meilleurtaux.com. Mais depuis le début de la crise l’été dernier, les banques sont confrontées à une augmentation des coûts sur le marché interbancaire. » Résultat : leur marge de manœuvre est étroite pour envisager une répercussion notable sur les prêts immobiliers. « Nous maintenons notre pronostic pour 2008 : le niveau des taux devrait rester relativement stable tout au long de l’année, avec quelques légers mouvements de hausse, compensés par quelques mouvements de baisse » conclut Christophe Crémer. En une semaine, le taux des OAT a d'ailleurs repassé le seuil des 4%.

                                                                              

                   

12-02-2008Achat immobilier : la demande plie mais ne rompt pas

                   

Achat immobilier : la demande plie mais ne rompt pas 

Puisque le baromètre mesure le temps qu'il fait pour prévoir celui qu'il fera, tentons de lire les données affichées pour 2008 par le baromètre Orpi/Credoc. L’indicateur du réseau immobilier repose sur une enquête réalisée par l'Institut de sondage en janvier dernier.

L’envie d’immobilier ne faiblit pas Bernard Cadeau, président d’Orpi souligne que l’année 2007 s’est caractérisée par un marché du logement toujours en situation de pénurie mais également par des interrogations liées au monde de la finance et de la politique. Les ménages ont le moral dans les chaussettes, au plus bas depuis 20 ans. Malgré un gain de pouvoir d’achat moyen par ménage de l’ordre de 2,4% pour l’année 2007, le logement et ses dépenses liées (loyers + charges) franchit pour la première fois le seuil du quart des dépenses des ménages ( 250 milliards d’euros en 2006). Qu’importe, 19% des français envisagent un projet immobilier pour les deux ans à venir, 13 % en accession et 6% en investissement locatif. Ils étaient 22% l'an dernier. Le sondage révèle que ce taux augmente même légèrement en 2008 chez les jeunes de 25-34 ans et atteint 43% (contre 42% en 2007). En revanche, on observe un recul important des intentions d’achat chez les moins de 24 ans (34% en 2008 contre 42% en 2007). Les difficultés croissantes d’accès à la propriété ont semble-t-il gommé ce type de projet dans l’esprit des plus juvéniles, tandis qu’elles pressent les jeunes ménages de passer plus rapidement à l’action.

Gentrification D’après ce sondage, la conjoncture ne joue pas tant que ça dans le projet d’achat : seulement 30% des sondés se déclarent prêts à acquérir un bien si les prix venaient à baisser, contre 33% en 2007. A noter : 39% des personnes interrogées considèrent qu’elles ne pourraient plus s’offrir aujourd’hui le logement qu’elles habitent. Un sentiment ressenti fortement dans une large moitié Sud, par les basques, Biarrots et Bayonnais, les azuréens de Cannes à Antibes et les Toulousains. D’où l’apparition d’un phénomène de ’’gentrification’’. Du mot « gentry », petite noblesse en anglais, le terme désigne un certain embourgeoisement, qui conduit cette population à penser que les nouveaux arrivants dans leurs villes sont plus aisés qu’ils ne le sont eux-mêmes. Il est presque paradoxal de constater que des propriétaires dans des villes à bonne cote se sentent ainsi appauvris conjoncturellement.

Fracture immobilière L’étude explore ce sentiment de cherté du logement pour constater qu’il se révèle plus aigu chez les moins de 25 ans (21%), les employés (20%) et les locataires (20%), à la différence des catégories socioprofessionnelles aux revenus plus élevés, comme les cadres (avec un taux de 13%, identique à la moyenne nationale). C’est selon le Credoc signe d’une difficulté croissante des jeunes et des ménages aux revenus modestes à accéder à la propriété. Ce n’est pas une surprise, il est de plus en plus difficile de se loger. Le président d’Orpi en profite donc pour joindre sa voix à celle des autres professionnels du secteur. Et lance un appel à la poursuite d’un encouragement fort de l’accession à la propriété, et à un effort accru de construction, qu’il englobe le privé ou le social «Un défi d’autant plus important que la fracture immobilière existe toujours en France, conséquence de la crise structurelle du logement» selon Bernard Cadeau. 

 

 

 

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11-02-2008Crédit immobilier : emprunter avec un problème de santé

                   

Crédit immobilier : emprunter avec un problème de santé

Obtenir un crédit immobilier relève du parcours du combattant lorsqu’on est aAtteint d’une maladie chronique. Les assureurs sont en effet très frileux pour couvrir un prêt qui pourrait présenter un défaut de paiement du fait de l’aggravation de l’état de santé de l’emprunteur.

Conséquence : les assurances exigent de fortes surprimes, jusqu’à 400% de plus que pour un contrat standard, lorsqu’elle ne refuse pas carrément le dossier, ce qui entraîne mécaniquement un refus de la demande de prêt par la banque. 400 000 dossiers par ans La mise en place de la convention Aeras (« S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé ») permet en principe de mieux prendre en charge ce type de demandes, qui représente, selon les chiffres des assureurs, 400 000 dossiers par an, soit près de 10% des demandes totales de prêts. Elaboré par les banques, les assureurs et les associations de malades, ce dispositif prévoit notamment une meilleure information, un examen plus approfondi des dossiers ainsi qu’une prise en charge dans certains cas du montant des surprimes. Lancé il y un an, la convention Aeras est à l’heure du premier bilan. On se félicite, du côté des assureurs, de « résultats remarquables ». « 93% des demandes d’assurance présentant un risque aggravé de santé ont fait l’objet d’une proposition d’assurance couvrant au moins le risque de décès » indique la Fédération française des sociétés d’assurances. Près de 2% des dossiers traités présentaient des « risques très aggravés ». Comme le prévoit la convention, ils ont été examinés par une commission spéciale qui a fait une proposition pour 20% d’entre eux. Mais les assurances restent discrètes sur les termes de ces propositions, notamment sur les garanties proposées et les surprimes demandées.

En effet, l’assurance peut accepter de couvrir le décès, mais pas l’invalidité, trop risquée, ce qui restreint significativement le niveau de garantie. Et le système des surprimes demeure. Surprimes et garanties limitées Signataire de la Convention Aeras, le Collectif inter-associatif sur la santé (CISS) reconnaît certains progrès. « Le niveau de connaissance des emprunteurs a progressé, banquiers et assureurs sont plus concernés qu’avant, et diffusent mieux les informations», note Stéphane Gobel, coordonnateur de la ligne Santé info droit, qui répond gratuitement aux questions des patients. Une étude réalisée sur un échantillon d’appels reçus montre néanmoins que les doléances n’ont pas disparu. « Plus d’un quart des personnes qui nous appellent se sont vues proposer des surprimes de 100 à 200%. Elles peuvent grimper jusqu’à 400%, ce qui peut faire échouer leur projet immobilier. La possibilité de prise en charge de ces surprimes reste assez mal connue » poursuit Stéphane Gobel. La teneur des contrats est également dénoncée « lorsqu’il y a une proposition, même avec surprime, c’est souvent un contrat qui couvre moins bien qu’un contrat standard, sans garantie invalidité par exemple ». Or, si la garantie décès permet d’éviter les soucis financiers à ses héritiers, une garantie invalidité permet de se protéger soi-même en cas de coup dur. Se renseigner avant la demande de prêt Dans ces conditions, la convention Aeras constitue-t-elle vraiment un progrès ? Pour Stéphane Gobel, la réponse est oui. « Auparavant, il n’y avait pas d’examen détaillé des demandes. Le client recevait une acceptation ou un refus, point final. Aeras a élargit les possibilités d’accès à l’emprunt ». Et pour ceux qui essuient tout de même un refus, il reste les possibilités alternatives de garantie, comme la caution d’une tierce personne par exemple. Il est donc important d’anticiper la réponse de l’assurance : « les personnes qui ont un problème de santé ne doivent pas attendre d’être devant le banquier pour découvrir cette question. Il vaut mieux faire jouer la concurrence en amont, et décrocher une proposition auprès d’un assureur. Elle est valable quatre mois, et les banques sont obligées de l’accepter si elle présente un niveau de garantie équivalent à celui du contrat qu’elles proposent. » Une recommandation à suivre pour être sûr d’avoir toutes les cartes en main.

                                                                              

                   

10-02-2008L'indice des loyers en hausse de 1,36% au 4e trimestre

                   

L'indice des loyers en hausse de 1,36% au 4e trimestre

 

PARIS (Reuters) - Le nouvel indice de référence des loyers publié par l'Insee affiche une progression de 1,36% au quatrième trimestre 2007.Ce nouvel indice, prévu par la loi sur le pouvoir d'achat du 8 février, correspond à  la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'indice des prix à  la consommation hors tabac et hors loyers et représente la deuxième modification en l'espace de deux ans du ménacisme de révision des loyers. 

Confronté à  la flambée des loyers et à  leur impact sur le pouvoir d'achat, le gouvernement de Villepin avait substitué à la moyenne associée à  l'indice du coût de la construction (ICC) un indice de référence prenant en compte l'indice des prix à  la consommation (hors tabac et hors loyers) à  hauteur de 60%, l'ICC à hauteur de 20% et l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement (IPEA) pour le solde. Cette réforme était entrée en vigueur au 1er janvier 2006.

Outre l'instauration d'un nouvel indice de référence des loyers, le projet de loi sur le pouvoir d'achat adopté par le Parlement le 31 janvier prévoit de réduire de deux à  un mois de loyer le dépôt de garantie versé par un locataire. 

"Toute révision de loyer d'immeuble à usage d'habitation, à  compter du 10 février 2008, doit être faite en utilisant le nouvel indice de référence des loyers comme plafond", précise l'Insee dans un communiqué.

"Un propriétaire peut faire jouer rétroactivement son droit à  actualisation du loyer avec un délai de cinq ans maximum", rappelle l'Insee qui publie en conséquence le nouvel indice de référence depuis le quatrième trimestre 2002. 

Marc Joanny

                                                                              

                   

28-01-2008Les mesures en faveur des locataires approuvées par le Sénat

                   

Deux mesures comprises dans le projet de loi en faveur du pouvoir d’achat des locataires ont été adoptées par le Sénat. Le texte prévoit notamment une nouvelle indexation des loyers sur l’inflation (article 4), ainsi que la réduction du dépôt de garantie à un mois (article 5). La précédente indexation des loyers sur l’IRL, l’indice de révision des loyers, a eu pour conséquence de faire exploser le coût de la location, d’où le choix d’un nouvel indice, l’ICC (indice des prix à la consommation). La diminution du dépôt de garantie de deux à un mois de loyer favoriserait elle « les publics qui changent souvent de logement ». Les deux mesures permettraient à l’ensemble des locataires d’économiser chacune 600 millions d’euros annuels, selon la Ministre du Logement Christine Boutin. Le projet de loi sera définitivement voté le 31 janvier. Il devrait être promulgué à la mi-février.

(le 28 Janvier 2008

                                                                              

                   

24-01-2008Bouclier Fiscal, vos impôts limités à 50 % des vos revenus

                   

Le « bouclier fiscal » est un dispositif de plafonnement des impôts directs qui bénéficie aux particuliers. Le principe est défini à l’article 1 du code général des impôts : « Les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 50 % de ses revenus ». Le droit à restitution des impositions qui excède le seuil de 50 % des revenus est acquis au 1er janvier de la deuxième année qui suit celle de la réalisation des revenus pris en compte (année de référence). Les impôts concernés par le plafonnement sont : l’impôt sur le revenu (imposition au barème progressif ou à un taux forfaitaire), les contributions et prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, d’activité et de remplacement ou sur les produits de placements (contribution sociale généralisée -CSG-, contribution pour le remboursement de la dette sociale -CRDS-, prélèvement social de 2% et contribution additionnelle de 0,3 % à ce prélèvement), l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la taxe d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties concernant la résidence principale et certaines taxes additionnelles à celles-ci. Les revenus pris en compte sont ceux de l’année de référence. Le plafonnement doit être demandé par le contribuable au service des impôts dont il dépend au moyen de l’imprimé n° 2041 DRID “ demande de plafonnement des impôts directs à 50 % des revenus de l’année 2006 ”. Cette demande doit parvenir au service des impôts avant le 31 décembre de l’année au cours de laquelle le droit à restitution a été acquis.

Exemple : le contribuable pourra déposer, entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2008, une demande de plafonnement des impositions excédant le seuil de 50 %, pour l’impôt sur le revenu et les contributions et prélèvements sociaux acquittés en 2006 ou 2007 au titre des revenus de 2006 et pour l’ISF et les impôts locaux établis au titre de l’année 2007.

 

                                                                              

                   

23-01-2008BORLOO Plafonds de ressources des locataires

                   

Le dispositif Borloo permet d'amortir jusqu'à 65% du coût des logements acquis depuis le 1er janvier 2006 et de bénéficier d'une déduction forfaitaire de 30 % sur les loyers qu'ils procurent.Pour bénéficier de ces dispositifs, le bailleur doit s'engager à respecter des plafonds de loyer et de ressources bien plus contraignant que dans le cadre du dispositif Robien qu'il concurrence. L'administration vient de publier les plafonds de ressources et de loyers applicables pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2007.

  Plafonds de ressources 2007  Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2007, les ressources du locataire figurant sur l'avis d'imposition établi au titre de 2005 ne doivent pas excéder les plafonds suivants : 

En zone A - Personne seule : 33 233 € - Couple : 49 668 € - Personne seule ou couple ayant 1 personne à charge : 59 704 € - Personne seule ou couple ayant 2 personne à charge : 71 516 € - Personne seule ou couple ayant 3 personne à charge : 84 661 € - Personne seule ou couple ayant 4 personne à charge : 95 267 € - Majoration par personne à charge à partir de la 4ème : 10 617 €

  En zone B1 - Personne seule : 24 685 € - Couple : 36 250 € - Personne seule ou couple ayant 1 personne à charge : 43 398 € - Personne seule ou couple ayant 2 personne à charge : 52 521 € - Personne seule ou couple ayant 3 personne à charge : 61 644 € - Personne seule ou couple ayant 4 personne à charge : 69 535 € - Majoration par personne à charge à partir de la 4ème : 7 897 € 

En zone B2 - Personne seule : 22 628 € - Couple : 33 230 € - Personne seule ou couple ayant 1 personne à charge : 39 782 € - Personne seule ou couple ayant 2 personne à charge : 48 145 € - Personne seule ou couple ayant 3 personne à charge : 56 507 € - Personne seule ou couple ayant 4 personne à charge : 63 740 € - Majoration par personne à charge à partir de la 4ème : 7 239 €

  En zone C - Personne seule : 22 475 € - Couple : 30 209 € - Personne seule ou couple ayant 1 personne à charge : 36 165 € - Personne seule ou couple ayant 2 personne à charge : 43 768 € - Personne seule ou couple ayant 3 personne à charge : 51 370 € - Personne seule ou couple ayant 4 personne à charge : 57 946 € - Majoration par personne à charge à partir de la 4ème : 6 580 €

                                                                              

                   

05-12-2007Résidence principale

                   

La déductibilité des intérêts d'emprunt revue et corrigée

  Un dispositif complémentaire, qui a été présenté par Christine Lagarde en Conseil des ministres, sera applicable à tous les actes d'acquisition  de la résidence principale conclus à partir du 6 mai.  Cette mesure figurera dans le projet de loi de finances pour 2008.                           

Suite à la censure du Conseil constitutionnel sur les intérêts des prêts immobiliers en cours, le gouvernement a revu sa copie. "On double la mise sur le crédit d'impôt accordé la première année" a précisé la ministre de l'Economie Christine Lagarde à  l'issue du conseil des ministres, vendredi 24 août. Concrètement, le crédit d'impôt accordé aux acquéreurs d'une résidence principale sera doublé la première année et porté à 40% du montant des intérêts des emprunts payés, contre 20% actuellement. Cette mesure sera proposée dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, qui devrait être présenté au Conseil des Ministres fin septembre.

  Ce dispositif complémentaire sera applicable : 

dans l'ancien, à tout acte d'acquisition signé à partir du 6 mai 2007. Dans le texte actuel de la loi en faveur du travail, de l'emploi, du pouvoir d'achat (TEPA), il est seulement fait état à toute promesse de vente, acte généralement sous seing privé, qui précède l'acte notarié de quelques mois. D'où un léger bonus pour les emprunteurs, puisque ceux qui ont signé leur promesse avant le 6 mai mais acheté effectivement après cette date sont désormais concernés.

  dans le neuf, à toute déclaration d'ouverture de chantier signée également à partir du 6 mai, date du deuxième tour de la présidentielle. 

Jusqu'à 3.000 euros d'avantage fiscal pour un couple sans enfant la première année

  Concrètement, le montant des intérêts ouvrant droit à ce crédit d'impôt reste plafonné, au titre de chaque année d'imposition, à 3.750 euros pour une personne seule et à 7.500 euros pour un couple, majoré chaque année de 500 euros par personne à charge. 

Ainsi, avec le passage à 40%, une personne seule pourra donc déduire de ses impôts jusqu'à 1.500 euros la première année, contre 750 euros avec le dispositif initial. Pour un couple sans enfant, la déduction maximum passe de 1.500 à 3.000 euros. S'ajoutent 200 euros par personne à charge. 

  Après la première année, le crédit d'impôt sera de 20% pour les quatre années suivantes, comme le prévoit le dispositif actuel figurant la l oi en faveur du travail, de l'emploi, du pouvoir d'achat (TEPA) dans publiée mercredi au Journal officiel. 

L'économie d'impôt de 750 euros et de 1.500 euros sont respectivement portés à 1.500 euros pour une personne handicapée célibataire, veuve ou divorcée et à 3.000 euros pour un couple soumis à imposition commune lorsque l'un de ses membres est handicapé. 

-Ce qui est déductible : seuls les intérêts d'emprunt sont déductibles. En revanche, les frais liés au prêt et l'assurance décès ne le sont pas. Par ailleurs, seuls les prêts contractés auprès d'un établissement financier sont déductibles. Les prêts peuvent être souscrits en France ou dans un Etat membre de la Communauté européenne.   

En cas de revente et de rachat d'un nouveau logement 

La mesure est applicable à tout contribuable "fiscalement domicilé en France", à condition qu'il achète ou fasse construire un logement. En cas de revente d'un logement et de souscription d'un nouveau prêt pour acheter un nouveau logement, il bénéficiera de plusieurs crédits d'impôt successifs. Par exemple un particulier contracte un prêt en 2008 pour financer sa résidence principale. Il la revend en 2010. Au titre de ce premier achat, il défiscalise les intérêts payés en 2008, en 2009 et en 2010. En 2011, il réalise une nouvelle acquisition de résidence principale, qu'il finance de nouveau à crédit. Fiscalement, son avantage fiscal repart de zéro. Pour ce second achat, en effet il aura droit à la déductibilité des intérêts de ses cinq premières annuités. 

En cas de construction ou d'achat en état futur d'achèvement 

En cas de construction ou d'achat en état futur d'achèvement, la mesure de déductibilité concerne les intérêts d'emprunt contractés pour financer l'achat du terrain et les dépenses de construction. Encore faut-il que l'acquéreur affecte ce logement à son habitation principale, au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la conclusion du contrat de prêt.   

L'achat en direct ou via une SCI : cette mesure concerne l'acquisition de la résidence principale en direct ou par le biais d'une société civile immobilière (SCI) soumise à l'impôt sur le revenu. Le logement doit être affecté à la résidence principale du contribuable dans un délai de deux ans. Si tel n'est pas le cas, il n'aura pas droit à la déductibilité des intérêts d'emprunt. 

                                                                              

                   

21-11-2007Plus-values

                   

Plus-values immobilières des particuliers :

Une nouvelle exonération temporaire en matière de plus-values immobilières des particuliers a été instituée au profit des contribuables qui cèdent un bien à une collectivité territoriale en vue de sa cession à un organisme gestionnaire de logements sociaux. L'instruction 8 M-3-06 du 25 août 2006 précise les conditions pour bénéficier  de cette nouvelle exonération applicable aux cessions réalisées entre le 17 juillet 2006 et le 31 décembre 2007.

BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS

N° 143 du 25 AOÛT 2006

  PLUS-VALUES IMMOBILIERES DES PARTICULIERS. EXONERATION DES PLUS-VALUES RÉALISÉES LORS DE LA CESSION D'UN IMMEUBLE AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES EN VUE DE LEUR CESSION A UN ORGANISME DE LOGEMENTS SOCIAUX. ARTICLE 15 DE LA LOI PORTANT ENGAGEMENT NATIONAL POUR LE LOGEMENT (LOI N° 2006-872 DU 13 JUILLET 2006). 

1.L'article 15 de la loi du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement crée une nouvelle exonération temporaire en matière de plus-values immobilières des particuliers au profit des contribuables qui cèdent un bien à une collectivité territoriale en vue de sa cession à un organisme en charge du logement social.

  Ainsi, le II de l'article 150 U du code général des impôts (CGI) est complété par un 8° qui prévoit que sont exonérées, les cessions d'immeubles, de parties d'immeubles ou de droits relatifs à ces biens réalisées avant le 31 décembre 2007 au profit d'une collectivité territoriale en vue de leur cession à l'un des organismes mentionnés au 7° du II de l'article 150 U du même code (cf. bulletin officiel des impôts - BOI - 8 M-2-05). 

2.Sont concernées par ces nouvelles dispositions, les cessions de biens réalisées au profit des collectivités territoriales (communes, départements, régions), mais également au profit de leurs groupements.

  L'exonération s'applique aux cessions d'immeubles bâtis ou non bâtis tels que les terrains à bâtir, de parties d'immeubles ou de droits relatifs à ces biens (usufruit, nue-propriété, servitude, droit de surélévation, mitoyenneté, bail emphytéotique, etc.). Elle est accordée quels que soient la qualité du cédant et le lieu de situation de son domicile. 

3.Le bien acquis par la collectivité territoriale doit être cédé à l'un des organismes mentionnés au 7° du II de l'article 150 U du CGI dans le délai d'un an à compter de l'acquisition de ce bien.

  Il est rappelé que les organismes mentionnés au 7° du II de l'article 150 U du CGI s'entendent : 

- des organismes d'habitations à loyer modéré. Ces organismes sont ceux mentionnés à l'article L. 411-2 du code de la construction et de l'habitation ;

  - des sociétés d'économie mixte gérant des logements sociaux. Il s'agit notamment des sociétés d'économie mixte qui réalisent des opérations au titre du service d'intérêt général soumises aux dispositions des articles L. 481-1-1 à L. 481-5 du code de la construction et de l'habitation ; 

- des organismes mentionnés à l'article L. 365-1 du code de la construction et de l'habitation. Ces organismes s'entendent de ceux qui concourent aux objectifs de la politique d'aide au logement et ont par conséquent une activité d'utilité sociale. Il s'agit des organismes sans but lucratif et unions d'économie sociale.

4.Le délai d'un an de cession à un organisme social s'apprécie de date à date, depuis la date d'acquisition par la collectivité territoriale jusqu'à la date de cession auprès d'un des organismes mentionnés au n° 3. supra.

En l'absence de cession dans un délai d'un an, la collectivité territoriale est tenue de reverser à l'Etat le montant de la plus-value immobilière dû au titre du I de l'article 150 U du CGI.

5.Ces nouvelles dispositions s'appliquent pour l'imposition des plus-values immobilières réalisées lors des cessions à titre onéreux intervenues à compter de la date d'entrée en vigueur de la loi portant engagement national pour le logement, soit à compter du 17 juillet 2006 (publié au Journal officiel du 16 juillet 2006).

Elles s'appliquent aux cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2007.

  La  Directrice de la législation fiscale 

Marie-Christine LEPETIT

                                                                              

                   

21-11-2007Crédit d'impôt

                   

Pour les dépenses d'équipement de l'habitation principale

  Des aménagements ont été apportés par la loi de finances pour 2006 au crédit d'impôt pour dépenses d’équipement de l’habitation principale en faveur des économies d’énergie et du développement durable. L'instruction 5 B-17-06 du 18 mai 2006 apporte des précisions sur ces aménagements  ainsi que sur le champ d'application du crédit d'impôt pour dépenses d'équipement de l'habitation principale. 

PRESENTATION  : L'article 90 de la loi de finances pour 2005 (n° 2004-1484 du 30 décembre 2004) a mis en place un crédit d'impôt pour dépenses d'équipements de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable, codifié sous l'article 200 quater du code général des impôts (BOI 5 B-26-05). 

L'article 83 de la loi de finances pour 2006 (n° 2005-1719 du 30 décembre 2005) aménage le crédit d'impôt sur plusieurs points :

  - une majoration des taux applicable à certaines catégories d'équipements est mise en place sous réserve de conditions particulières ; 

- le crédit d'impôt est étendu aux équipements de raccordement à un réseau de chaleur ;

  - le plafond global pluriannuel est simplifié. 

Ces nouvelles dispositions s'appliquent aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009.

  Par ailleurs, la présente instruction commente les dispositions de l'arrêté du 12 décembre 2005 modifiant la liste des équipements éligibles, notamment en ce qui concerne les pompes à chaleur, fixée par l'arrêté du 9 février 2005, codifié sous l'article 18 bis de l'annexe IV au CGI.  Enfin, diverses précisions relatives aux critères d'éligibilité des équipements de production d'énergie utilisant les biomasses et des chaudières à double foyer sont apportées. 

L'article 90 de la loi de finances pour 2005 (n° 2004-1484 du 30 décembre 2004) modifié par l'article 83 de la loi de finances pour 2006 (n° 2005-1719 du 30 décembre 2005) a mis en place un crédit d'impôt sur le revenu pour dépenses d'équipement de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable, codifié sous l'article 200 quater du code général des impôts. 

L'article 49 de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques (n° 2006-1772 du 30 décembre 2006) étend le champ d'application de ce crédit d'impôt au coût des équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales.

  Les dépenses relatives à cette nouvelle catégorie d'équipements ouvrent droit à un crédit d'impôt égal à 25 % du montant de celles-ci. 

La liste de ces équipements a été fixée par l'arrêté conjoint des Ministres de l'écologie, du logement, du budget et de la santé en date du 4 mai 2007, publié au Journal officiel n° 105 du 5 mai 2007. Ces nouvelles dispositions s'appliquent aux dépenses payées entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009. 

Crédit d'impôt en faveur des économies d'énergie et du développement durable (article 200 quater du CGI). Dépenses afférentes à un immeuble achevé depuis plus de deux ans. Aménagement des combles et des greniers.

  Question : 

Quelles sont les conditions dans lesquelles les dépenses d'acquisition de matériaux d'isolation thermique engagées lors de travaux d'aménagement de combles ou de greniers peuvent ouvrir droit au crédit d'impôt sur le revenu prévu à l'article 200 quater du CGI ?

  Réponse : 

Pour ouvrir droit au crédit d'impôt sur le revenu pour dépenses d'équipement de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable, prévu à l'article 200 quater du CGI, les dépenses d'acquisition de matériaux d'isolation thermique doivent être réalisées dans un immeuble achevé depuis plus de deux ans.

La circonstance que ces dépenses d'équipements ou de matériaux soient engagées en vue de l'aménagement de combles ou de greniers ne fait pas obstacle au bénéfice du crédit d'impôt, dès lors que ces pièces sont elles-mêmes situées dans un immeuble achevé depuis plus de deux ans. 

En revanche, lorsque ces aménagements aboutissent à une addition de construction (surélévation d'un étage, dépose et pose d'une nouvelle toiture...), il y a lieu de considérer que les dépenses engagées au titre de l'acquisition de matériaux d'isolation thermique ne sont pas réalisées dans un immeuble achevé depuis plus de deux ans et, qu'en conséquence, elles ne peuvent ouvrir droit à l'avantage fiscal.

Les 10 mesures en détail   

1/ Les heures supplémentaires exonérées d'impôt

Les heures supplémentaires (et complémentaires dans le cas de travail à temps partiel) des salariés et des agents publics (leur régime sera précisé par décret) effectuées à compter du 1er octobre seront exonérées d'impôt sur le revenu. Les heures supplémentaires effectuées par les salariés du privé seront en outre exonérées de cotisations salariales de Sécurité sociale. Les heures seront majorées de 25 % et non plus de 10 % dans les PME d'au plus 20 salariés. Pour les entreprises, une réduction forfaitaire de cotisations de 0,50 euro ou 1,50 euro sera appliquée sur chaque heure supplémentaire selon que l'entreprise compte plus de 20 salariés ou au plus 20 salariés.

2/ La déductibilité des intérêts d'emprunt

Pour favoriser l'accession à la propriété, les intérêts d'emprunts pour l'achat de la résidence principale donneront droit à une réduction ou à un crédit d'impôt (ceux qui ne sont pas imposable recevront un chèque du Trésor Public), pendant les cinq années qui suivent l'achat. Après la décision du Conseil constitutionnel d'invalider le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier pour les prêts déjà contractés, la ministre des Finances, Christine Lagarde, a annoncé vendredi 24 août que la possibilité de déduire 20 % des intérêts versés (dans la limite de 3.750 euros pour un célibataire et de 7.500 euros pour un couple, augmentée de 500 euros par personne à charge) serait doublée la première année, le taux passant ainsi à 40 %. Les quatre années suivantes, le taux restera en revanche à 20 %.
Un célibataire, qui bénéficiait d'un crédit d'impôt maximum de 750 euros par an, soit 3.750 euros sur cinq ans, bénéficiera donc de 750 euros supplémentaires la première année, soit une amélioration globale de 20 % par rapport à la situation initiale. Pour un couple avec deux enfants, le crédit d'impôt pourra atteindre jusqu'à 3.400 euros la première année. Un gain supplémentaire de 1.700 euros sur cinq ans, soit une amélioration de 17,6 %. Le plafond des intérêts déductibles restant le même, cette solution ne favorise pas davantage les ménages les plus aisés qui feraient de très gros emprunts : le crédit d'impôt sera toujours maximisé pour un emprunt de 230.000 euros à 4,5 % sur vingt ans.

Seulement pour les actes authentiques d'achat signés après le 6 mai

La mesure sera proposée au vote des parlementaires dans le projet de loi de Finances 2008, qui sera débattu à partir de mi-octobre. Si elle est adoptée, les ménages inscriront les intérêts versés cette année dans leur déclaration de revenus au printemps prochain. Pour les ménages qui ont fait l'acquisition de leur logement au printemps, le gouvernement a opté pour la plus grande rétroactivité possible, en incluant tous les ménages qui auront signé l'acte authentique d'achat de leur logement après le 6 mai. Cette solution prend donc en compte ceux qui ont signé une promesse de vente jusqu'à trois mois avant l'élection de Nicolas Sarkozy.

Les prêts en cours sont exclus du dispositif

Les sages ont censuré la rétroactivité du nouveau dispositif. Du coup, la mesure ne s'appliquera pas aux emprunts en cours, comme le prévoyait le projet de loi adopté par les parlementaire le 1er août. Le gouvernement en a pris acte et, pour les quelque 3 millions d'emprunteurs plus anciens, qui se retrouvent exclus du dispositif, Christine Lagarde n'a, en revanche, guère eu de mots consolateurs. ” Ce sont des ménages qui ont déjà acquis leur résidence principale, et qui ne l'ont pas fait, évidemment, pour des raisons fiscales. On vit dans un Etat de droit et on s'y conforme en proposant une mesure de substitution “, a-t-elle expliqué.

Doublement des plafonds pour les personnes handicapées

Sur proposition du Sénat, les personnes handicapées vont bénéficier d'un doublement de l'avantage fiscal lié aux intérêts d'emprunts.

3/ Des droits de succession sensiblement allégés

Le conjoint survivant et le partenaire d'un PACS sera totalement exonérés de droits de succession. Cette suppression de droits sera étendue aux frères et soeurs, célibataires, veufs, divorcés ou séparés de corps, à la double condition qu'ils soient au moment de l'ouverture de la succession âgés de plus de 50 ans ou atteint d'une infirmité les mettant dans l'impossibilité de subvenir par leur travail aux nécessités de l'existence et qu'ils aient été constamment domiciliés avec le défunt pendant les cinq années ayant précédés le décès.
Par ailleurs, l'abattement applicable aux enfants du défunt est triplé, passant de 50.000 à 150.000 euros par personne, tout comme celui applicable entre frères et soeurs, qui passera de 5.000 euros à 15.000 euros. L'abattement en faveur des neveux et nièces, a également été revu à la hausse, passant de 5.000 à 7.500 euros. Les personnes handicapées sont aussi à l'honneur : leur abattement spécifique de 50.000 euros (en plus de celui dont elles profitent en raison de leur lien de parenté avec le défunt) passe à 150.000 euros.
Enfin, les tranches et barèmes seront automatiquement actualisés tous les ans, en fonction de l'inflation, comme cela existe pour l'impôt sur le revenu et pour l'ISF.
Toutes ces mesures s'appliquent aux successions ouvertes (c'est-à-dire aux décès constatés) depuis le 22 août 2007, date de publication de la loi.

4/ Les donations encouragées

Dans le cadre de donations faites au profit des enfants, ces derniers vont bénéficier d'un abattement triplé de 150.000 euros, au lieu de 50.000 euros. Un enfant va donc pouvoir recevoir tous les six ans, en exonération de droits, la coquette somme de 300.000 euros (150.000 euros de son père, 150.000 euros de sa mère).
Attention en revanche pour les donations entre conjoints ou les partenaires d'un PACS : l'abattement qui est supprimé au titre des droits de succession est maintenu pour les donations. En conséquence, l'abattement de 76.000 euros reste de mise pour les donations faites entre conjoints. Petite amélioration pour les partenaires de PACS : ils profiteront du même abattement que les époux, à savoir 76.000 euros, contre 57.000 euros actuellement.
Toutes ces mesures s'appliquent aux donations consenties depuis le 22 août 2007, date de publication de la loi.

5/ Les dons d'argent cumulables avec les donations

Les dons d'argent sont également encouragés. Tous ceux qui sont effectués à compter du 22 août 2007 seront exonérés de droits de mutation dans la limite de 30.000 euros, s'ils sont faits au profit des enfant(s), petit-enfant(s), arrière-petits-enfants ou à défaut d'une telle descendance, des neveu(x) ou nièce(s). Autres conditions : il faut, au jour de la donation, que le donateur soit âgé de moins de 65 ans et que le donataire (celui qui reçoit) ait 18 ans révolus. De plus, le don doit être déclaré et enregistré par le donataire au service des impôts dans le délai d'un mois suivant son don.
Une telle opération ne peut être réalisée qu'une fois d'un même donateur vers un même bénéficiaire. Par ailleurs, l'exonération de 30.000 euros est cumulable avec celle applicable au titre des donations (150.000 euros pour un enfant, 30.000 euros pour un petit-enfant, 5.000 euros pour un neveu ou nièce, etc.).

6/ Stock-options : l'optimisation fiscale via la donation est supprimée

Un montage, très avantageux, permet actuellement aux titulaires de stock-options de défiscaliser leurs plus-values d'acquisition via le mécanisme de la donation, généralement faite au profit des enfants. Or, comme l'abattement dont bénéficient les enfants en cas de donation va passer de 50.000 euros à 150.000 euros, le gouvernement ne veut surtout pas que cette mesure profite aux titulaires de stock-options, en leur permettant de défiscaliser davantage. Du coup, l'exonération fiscale pour les plus-values d'acquisition en cas de donation est supprimée.

Une mesure non rétroactive

La mesure sera applicable seulement “aux options sur titres attribuées à compter du 20 juin 2007″, selon la loi. En clair, tous les plans de stocks options actuellement en cours et attribués avant le 20 juin 2007 ne sont pas concernés. Les titulaires de ces plans pourront donc, au moment de la levée des options et de l'achat effectif des actions, utiliser le mécanisme de la donation au profit de leurs enfants, pour obtenir la défiscalisation totale _ comme c'est le cas actuellement _, de leur plus-value d'acquisition.

7/ Le bouclier fiscal ramené à 50% des revenus

Avec le bouclier fiscal, les contribuables les plus imposés vont de limiter leur facture fiscale à 50% de leurs revenus (et non plus 60% comme c'était le cas préalablement). Au total le montant versé au titre de l'impôt sur le revenu (IR), de l'impôt sur la fortune (ISF), de la taxe foncière et de la taxe d'habitation pour la résidence principale, de la CSG et de la CRDS ne doit pas dépasser 50% de ses revenus. Le dispositif s'appliquera à partir de 2008.

la suppression de la simplification de la procédure du bouclier fiscal

Les sénateurs avaient adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement visant à simplifier le “bouclier fiscal” en permettant au redevable de l'ISF d'en calculer lui-même l'impact et de l'imputer directement sur sa facture d'ISF, plutôt que d'attendre le chèque de remboursement de l'Etat. Il a, sans surprise, été supprimé, la discussion d'un tel dispositif ayant été reportée au vote de la loi de Finances pour 2008 à l'automne.

8/ ISF : augmentation à 30% de l'abattement sur la résidence principale

L'abattement applicable à la valeur de la résidence principale pour le calcul des sommes à payer au titre de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) passe de 20% à 30% à compter du 1er janvier 2008.

9/ Une réduction d'ISF en cas d'investissement dans les PME

L'article 6 de la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, permet de déduire de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), à hauteur de 50.000 euros au maximum, 75% des investissements réalisés dans les PME ou dans des organismes d'intérêt général. Concernant l'investissement dans les PME, les députés avaient élargi cette possibilité, initialement réservée à l'investissement ” direct ” dans les PME, aux parts de fonds communs de placement (FCPR et FCPI) et de fonds d'investissement de proximité (FIP). Les sénateurs, eux, n'ont retenu comme étant éligibles que les placements dans les fonds d'investissements de proximité (FIP). Mais, pour ce type d'investissement, l'avantage sera ramené à 50% du montant investi et plafonné à 10.000 euros.
Les personnes passibles de l'ISF vont aussi pouvoir réduire leur facture fiscale en investissant une partie de leur imposition dans des organismes d'intérêt général (Agence nationale de la recherche, fondations reconnues d'utilité publique, des entreprises, ateliers et chatiers d'insertion et des entreprises de travail temporaire d'insertion, etc.).

50.000 euros maximum, PME et organismes d'intérêt public compris

La limite de 50.000 euros par an joue à la fois pour les investissements dans les PME et pour ceux réalisés au profit d'organismes d'intérêt général. L'avantage n'est donc pas cumulable : le contribuable ne pourra réduire sa note d'ISF que de 50.000 euros par an (et non de 100.000 euros).

10/ Une plus large exonération pour le salaire des étudiants

La loi accorde une plus large exonération d'impôt pour les salaires des étudiants. Jusqu'ici, elle valait pour les “jobs d'été”, pour les étudiants de 21 ans au plus et dans la limite de deux SMIC.  Le nouveau dispositif améliore la situation des étudiants. Il s'appliquera “à compter de l'imposition des revenus de l'année 2007″ et comporte trois élargissements importants : le rélèvement de la limite d'âge à 25 ans, la prise en compte de l'ensemble des salaires (et plus seulement ceux perçus pendant les vacances) et le relèvement à trois SMIC (3.750 euros) de la limite annuelle d'exonération d'impôt.

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Fiscalité immobilière

  • Nouveautés

Afin d'inciter à l'investissement dans le logement social, la loi portant engagement national pour le logement a diminué l'attractivité des investissements Robien réalisés à compter du 1er septembre 2006 en réduisant les avantages fiscaux en résultant, au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social. Elle a également supprimé les dispositifs Besson ancien et Robien social et institué des déductions forfaitaires spécifiques en cas de location d'un logement précédemment vacant ou en cas de conclusion d'une convention avec l'ANAH.

Le tableau ci dessous dresse une synthèse des différents avantages fiscaux accordés par l'administration en fonction du type d'investissement retenu.

Synthèse des avantages fiscaux des Dispositifs
Loi Malraux Imputation du déficit lié à l'opération sur le revenu global.
Monuments historiques
Imputation du déficit lié à l'opération sur le revenu global.
Imputation de charges exorbitantes de droit commun.
Exonération sous conditions de droits de succession.

Location en meublé professionnelle
Imputation du déficit lié à l'opération sur le revenu global.
Imposition des plus-values selon le régime des plus-values professionnelles.
Abattement de 71 % sur les revenus imposables lorsque les revenus perçus par le foyer dans la catégorie des BIC n'excèdent pas 76 300 €.
Possibilité d'échapper à l'ISF.

Loi Périssol
L'amortissement de l'immeuble fait l'objet d'une déduction.
L'amortissement du bien, déductible sur option, est de 10 % les 4 premières années, puis de 2 % les 20 années suivantes.
La limite d'imputation du déficit sur le revenu global est de 15 300 €.

Dispositif Besson
Les revenus des logements anciens bénéficient d'une déduction forfaitaire spécifique de 26 %.
Pour les logements neufs, l'amortissement du bien déductible, sur option, est de 8 % les 5 premières années, puis de 2,5 % les 4 années suivantes (période renouvelable par période de 3 ans, pendant 6 ans au maximum).
La limite d'imputation du déficit sur le revenu global est de 10 700 €.
Inconvénients : Formalités lourdes et plafonds de loyer et de ressources du locataire trop bas.

Dispositif Robien recentré

L'amortissement du bien (logement neuf, acquis en l'état futur d'achèvement ou ancien à réhabiliter) déductible, sur option, est de 6 % les 7 premières années, puis de 4 % les 2 années suivantes.
La limite d'imputation du déficit sur le revenu global est de 10 700 €.

Dispositif Borloo neuf

L'aMortissement du bien (logement neuf, acquis en l'état futur d'achèvement ou ancien à réhabiliter) déductible, sur option, est de 6 % pendant 7 ans, 4 % pendant 2 ans et le cas échéant 2,5 % les 3 ou 6 années suivantes.
La limite d'imputation du déficit sur le revenu global est de 10 700 €.
Déduction forfaitaire de 30 %.

Borloo ancien
Les avantages sont accordés sur les revenus fonciers :
Déduction forfaitaire, pendant la durée d'application de la convention passée avec l'ANAH, dont le taux est fixé à 30 % pour les logements à loyers intermédiaires et 45 % pour les logements à loyers sociaux.

Dispositif Lienemann
Déduction forfaitaire de 46 %.
Inconvénients : Formalités lourdes et plafonds de loyer et de ressources du locataire trop bas - Dispositif supprimé pour les baux conclus depuis le 1er janvier 2005

Loi Girardin (Outre-mer)

Les particuliers bénéficient d'une réduction d'impôt pour les investissements qu'ils réalisent directement ou dans le cadre d'une entreprise.
Pour les investissements locatifs réalisés du 21 juillet 2003 au 31 décembre 2017, la réduction d'impôt est calculée au taux de 40 % (plus majoration éventuelle) ou 50 % pour les investissements dans le secteur locatif intermédiaire et répartie sur 5 ans.

Loi Paul
(Outre-mer) Les particuliers bénéficient d'une réduction d'impôt pour les investissements qu'ils réalisent directement ou dans le cadre d'une entreprise.

Investissements forestiers

Les particuliers réalisant des investissements forestiers jusqu'au 31 décembre 2010 bénéficient d'une réduction d'impôt.
Loi Demessine - Investissement locatif dans le tourisme Les particuliers bénéficient d'une réduction d'impôt pour les investissements qu'ils réalisent du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2010 dans les ZRR et certaines autres zones.

Amortissement Périssol

Les personnes ayant acquis des logements neufs, ou en l'état d'achèvement entre le 1er janvier 1996 et le 31 août 1999 peuvent déduire de leurs revenus fonciers une somme correspondant à l'amortissement de ces logements : 10 % les 4 premières années et 2 % les 20 années suivantes.
Les dispositions de la loi Périssol ne sont pas cumulables avec les avantages prévus par d'autres régimes comme la réduction d'impôt pour investissement immobilier locatif ou pour investissement outre-mer, ainsi qu'avec le régime micro-foncier.

Depuis le 1er janvier 1999, ce dispositif Périssol a été remplacé par le dispositif Besson, puis Robien.

Qui peut bénéficier du régime Périssol ?

Seules les personnes physiques peuvent en bénéficier.
L'immeuble, faisant l'objet de cette déduction de l'amortissement, peut être détenu directement par une personne physique ou par l'intermédiaire d'une société soumise à l'impôt sur le revenu.
Les personnes physiques pouvant prétendre à la déduction de l'amortissement Périssol doivent être imposées, en France, dans la catégorie des revenus fonciers au titre des revenus issus de la location.

De même, les immeubles détenus par les sociétés ne peuvent ouvrir droit à la déduction au titre de l'amortissement que si les revenus provenant de leur location sont imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers.

Quels sont les investissements amortissables ?

Les biens pouvant être amortis selon ce régime sont exclusivement des propriétés urbaines situées en France métropolitaine ou dans les Départements d'Outre-Mer.
Ces immeubles doivent être affectés à la location à usage de logement. Les locaux à usage mixte peuvent ouvrir droit à la déduction s'ils sont affectés à l'habitation pour les trois quarts au moins de leur superficie.
Les logements qui ouvrent droit à ce dispositif sont :

- les logements acquis neuf, ou en l'état futur d'achèvement, entre le 1er janvier 1996 et le 31 août 1999 à condition, pour les immeubles acquis en l'état futur d'achèvement du 1er janvier 1999 au 31 août 1999, que le permis de construire ait été délivré avant le 1er janvier 1999 et que l'achèvement intervienne avant le 1er juillet 2001 ;

- les logements construits à condition que la déclaration d'ouverture de chantier soit intervenue entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998 ;

- les logements réhabilités par le vendeur acquis entre le 1er janvier 1996 et le 31 août 1999 ;

- les locaux acquis entre le 1er janvier 1996 et le 31 décembre 1998, affectés à un usage autre que l'habitation et transformés en logements par l'acquéreur.

Cas particuliers

Démembrement de propriété
Deux cas doivent être distingués en fonction du moment auquel le démembrement a lieu.

- Démembrement lors de l'acquisition : l'usufruitier peut demander à bénéficier de la déduction qui est alors calculée sur la valeur du bien en pleine propriété.

- Démembrement postérieur à l'investissement. Si le propriétaire transfère l'usufruit pendant l'obligation de conservation du bien ou des parts, il rompt son engagement. L'avantage fiscal peut alors être remis en cause. Toutefois, dans le cas d'un transfert à titre gratuit portant sur un immeuble, l'usufruitier peut demander à bénéficier de la déduction de l'amortissement.

Terrain ou locaux acquis à titre gratuit
En cas de construction d'un logement, le fait que le logement soit construit sur un terrain acquis à titre gratuit ne fait pas obstacle au bénéfice de cet avantage fiscal. En revanche, la transformation de locaux acquis à titre gratuit n'entre pas dans le champ d'application de cet avantage fiscal.

Engagement de location

Pour bénéficier de la déduction au titre de l'amortissement, le propriétaire doit prendre l'engagement de louer le logement nu à usage d'habitation principale ou secondaire pendant une durée de 9 ans. Cette location doit être continue. En cas d'inoccupation du logement, le propriétaire doit pouvoir fournir les preuves de la recherche active d'un locataire.
La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent soit l'acquisition, soit l'achèvement de l'immeuble ou des travaux.

Si l'immeuble est détenu par l'intermédiaire d'une société, celle-ci doit prendre l'engagement de location de louer le logement nu à usage d'habitation pendant une durée de 9 ans. L'associé bénéficie alors de la déduction en proportion de ses parts et s'engage à conserver celles-ci jusqu'au terme de l'engagement de location.

Sanctions applicables en cas de non-respect des conditions

En cas de non-respect des conditions posées par la loi Périssol, l'administration fiscale prévoit une reprise des déductions effectuées au titre de l'amortissement.
Afin d'atténuer les effets de la progressivité de l'impôt qui résulteraient de cette majoration, son imposition fait l'objet d'un système de “quotient” qui consiste à diviser la fraction du revenu net foncier correspondant aux déductions réintégrées par le nombre d'années civiles pendant lesquelles l'amortissement a été déduit, ajouter ce résultat au revenu net global de l'année au cours de laquelle le non-respect de l'engagement a été constaté, déterminé dans les conditions de droit commun. et à calculer l'impôt correspondant à cette fraction de majoration : et à multiplier cette différence par le nombre d'années utilisé pour déterminer le quotient.

Aucune remise en cause de l'avantage fiscal n'est effectuée lorsque le non-respect de l'engagement de location ou de conservation des parts est motivé par l'invalidité (de 2ème  ou 3ème catégories) le licenciement ou le décès du contribuable ou son époux (en cas d'imposition commune).

Quelles sont les modalités de l'amortissement ?

L'option pour l'amortissement de type Périssol est expresse et irrévocable.

Base de calcul et point de départ de l'amortissement

Trois situations doivent être distinguées en fonction de la nature de l'opération :

· Immeubles acquis neufs et réhabilités. La base de calcul est constituée du prix d'acquisition majoré des frais s'y rapportant. L'amortissement commence le premier jour du mois de l'acquisition du logement.

· Immeubles en l'état futur d'achèvement ou que le contribuable fait construire. Le prix à retenir s'entend respectivement du prix d'acquisition majoré des frais ou du prix payé pour la construction du logement. L'amortissement débute dans ces cas le premier jour du mois de l'achèvement de l'immeuble.

· Locaux transformés en logements. L'amortissement se calcule sur la base du prix d'acquisition du local majoré des frais et des dépenses engagés pour les travaux de transformation. La période d'amortissement commence le premier jour du mois de l'achèvement des travaux de transformation.

Montant de l'amortissement déductible des revenus fonciers

Le logement, ainsi que, le cas échéant, les travaux ultérieurs de reconstruction ou d'agrandissement du logement, font l'objet de l'amortissement suivant :

· 10 % les 4 premières années

· et 2 % les 20 années suivantes.

Les travaux d'amélioration sont amortis au taux de 10 % sur 10 ans,
Lorsque le début de l'amortissement ne coïncide pas avec le début de l'exercice ou de l'année civile, il y a lieu d'appliquer une réduction prorata temporis des dotations aux amortissements.

Conséquences de l'option

Dans ce cadre, la déduction forfaitaire de 14 % applicable aux revenus fonciers est réduite à 6 %. Cette déduction est supprimée pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2006.
En revanche la limite d'imputation du déficit sur le revenu global est relevée et passe de 10 700 € à 15 300 €.
Les travaux d'amélioration effectués dans les logements “Périssol” ne peuvent pas faire l'objet d'une déduction immédiate dans les conditions de droit commun. Ils doivent obligatoirement être déduits sous la forme d'un amortissement sur 10 ans (10 % par an).

Quant aux travaux de reconstruction ou d'agrandissement, effectués dans ces logements, ils peuvent bénéficier du régime de l'amortissement Périssol sur option du propriétaire, dans les mêmes conditions, à condition qu'il s'engage pour une nouvelle période de location de 9 années.

Loi Girardin - Investissement des particuliers dans les DOM depuis juillet 2003

Les personnes physiques qui investissent directement ou par voie de souscriptions dans le secteur du logement ou qui ont souscrit au capital de certaines sociétés entre le 21 juillet 2003 et le 31 décembre 2017 dans les DOM-TOM et les collectivités territoriales de Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon bénéficient d'une réduction d'impôt en principe égale à 40 % du montant de l'investissement.

Le dispositif Girardin commenté ci après ne concerne que les investissements réalisés depuis le 21 juillet 2003. Pour les investissements réalisés antérieurement à cette date, c'est le dispositif Paul qui s'applique.

Note

Par exception, les immeubles ayant fait l'objet avant le 21 juillet 2003 d'une déclaration d'ouverture de chantier à la mairie donnent lieu à l'application du dispositif Paul.

Bénéficiaires de la réduction d'impôt

La réduction d'impôt est accordée aux personnes physiques domiciliées en France métropolitaine et dans les DOM (Guadeloupe, Guyane, Martinique et la Réunion).
En revanche, sont exclus de cet avantage, les contribuables ayant leur domicile fiscal dans un TOM (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, îles Wallis et Futuna) dans les collectivités territoriales de Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon et en Nouvelle Calédonie, et ce, même s'ils sont imposés en France sur leurs revenus de source française. Il s'agit ici du lieu de situation du domicile de l'investisseur, non pas du lieu de réalisation de l'investissement (l'investissement pouvant se situer dans les DOM, mais également à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna ou les Terres australes).

Remarques

Les associés des sociétés immobilières transparentes, qui sont réputées directement propriétaires des logements correspondant à leurs droits dans la société peuvent bénéficier de la réduction d'impôt au titre des logements acquis par l'intermédiaire de ces sociétés.
Les contribuables qui réalisent un investissement outre-mer en indivision peuvent bénéficier de la réduction d'impôt. Chaque indivisaire peut pratiquer alors une réduction d'impôt calculée sur la quote-part du montant de l'investissement correspondant à ses droits dans l'indivision.
En revanche, les immeubles, parts ou actions de sociétés dont le droit de propriété est démembré sont exclus du dispositif sauf en cas de démembrement de propriété consécutif au décès de l'un des époux soumis à imposition commune.

Investissements éligibles

Il s'agit de l'investissement dans la construction ou l'acquisition de logements neufs et la réhabilitation de logements de plus de 40 ans et la souscription au capital de certaines sociétés.
L'investissement doit être réalisé dans les DOM, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna ou les Terres australes.

Note

Il n'existe aucune limite quant au nombre et au montant des investissements que le contribuable peut réaliser. Ainsi, chaque contribuable peut acquérir plusieurs logements et souscrire des parts au titre de la même année sans aucune limite quant au prix des logements ou des parts.

Calcul et imputation de la réduction d'impôt

Base de calcul

La base de la réduction correspond :

· au prix revient du logement :

- en cas de construction, il s'agit du prix du terrain dans la limite de 2 500 mètres carré (y compris les frais de notaire et droits d'enregistrement), des frais d'architecte, du prix d'achat des matériaux, des mémoires des entrepreneurs, des frais financiers et autres frais généraux engagés pour la construction,

- en cas d'acquisition, il s'agit du prix effectivement versé majoré des frais d'acquisition (honoraires de notaire, commissions versées aux intermédiaires, droits de timbre, taxe de publicité foncière, droits d'enregistrement ou TVA ;

· en cas de réalisation de travaux de réhabilitation : à la somme du coût des matériaux utilisés pour la réalisation des travaux de réhabilitation et de la main-d'œuvre correspondante, tels qu'ils figurent sur la facture délivrée par l'entreprise (à l'exclusion du prix d'acquisition du logement). Seules ouvrent droit à réduction d'impôt les dépenses effectivement supportées par le contribuable. Elles s'entendent donc, le cas échéant, sous déduction des primes ou aides apportées aux contribuables pour la réalisation des travaux.

· en cas de souscription de parts ou de titres, au prix de souscription de ces parts ou actions.

Seuls les versements effectués jusqu'au 31 décembre de l'année au cours de laquelle le droit à réduction d'impôt a pris naissance sont pris en compte. Toutes les sommes versées ultérieurement (solde versé à la remise des clés par exemple lorsqu'il intervient après le 31 décembre de l'année) sont exclues de la base de la réduction d'impôt. En revanche, en cas de versements échelonnés (VEFA), les versements effectués au cours des années précédant l'année au cours de laquelle les droit à réduction d'impôt est né, sont pris en compte. Les versements antérieurs sont alors additionnés aux versements de l'année.

Cas particulier - Construction de logements

En cas de construction de logements, le prix du terrain n'est compris dans la base de la réduction d'impôt que dans la limite de 2 500 mètres carrés.

Etalement

Cette base est étalée sur :

· 10 ans en cas d'acquisition ou de construction d'un immeuble neuf que le propriétaire prend l'engagement d'affecter à son habitation principale. Chaque année, la base de la réduction d'impôt correspond donc à 10 % des sommes effectivement payées pour l'investissement ;

· 5 ans pour tous les autres investissements (travaux de réhabilitation, investissements locatifs, souscription de titres de certaines sociétés) ce qui porte la base de la réduction à 20 % du montant de l'investissement par an.

Attention

Lorsque que la réduction d'impôt porte sur des travaux de réhabilitation, la durée d'étalement est de 5 ans et ce, même si le logement dans lequel sont effectués ces travaux est affecté à la résidence principale du contribuable.

Plafonnement

Le montant des investissements réalisés dans le secteur du logement est plafonné, pour les investissements réalisés en 2007 à 1 959 € HT quelle que soit la situation géographique de l'investissement.

Note

Pour les investissements réalisés en 2006 et 2005 les plafonds s'établissaient, par mètre carré de surface habitable, respectivement à 1 866 € HT et 1 800 € HT. Pour les investissements réalisés en 2004 le plafond s'établissait, par mètre carré de surface habitable, à :
- 1 778 € HT en Nouvelle Calédonie,
- 1 761 € HT en Polynésie Française,
-  1 796 € HT pour les autres départements d'outre-mer et collectivités qui ne sont pas dotés de leur propre index de la construction.

Ce plafond concerne tous les logements, alors que dans le dispositif Paul, seuls les investissements affectés à la résidence principale du contribuable étaient plafonnés.

Remarque

Les varangues (terme local désignant une terrasse couverte, une véranda ou une galerie en bois, caractéristiques de l'architecture des régions d'outre-mer) peuvent être retenues dans la surface habitable de référence dans la limite de 14 mètre carré (Rép. min. n° 25204, JOANQ, 3 nov. 2003).

Taux de la réduction d'impôt

Le taux de la réduction d'impôt est fixé à :

· 25 % pour les investissements en logements neufs affectés à l'habitation principale de l'investisseur et pour les travaux de réhabilitation sur des logements anciens de plus de 40 ans (quelle qu'en soit l'affectation),

· 40 % pour les investissements locatifs dans le “secteur libre”(acquisition ou construction de logements neufs affectés à la location, souscription de parts ou actions de sociétés dont l'objet exclusif est la construction de logements en vue de leur location et les souscriptions au capital de SCPI réalisant des investissements locatifs),

· 50 % pour les investissements locatifs dans le secteur intermédiaire et les autres investissements éligibles (parts de SDR, souscriptions au capital de certaines sociétés…). Cette majoration de taux est subordonnée à la condition que le contribuable s'engage à louer le logement à des personnes qui en font leur habitation principale ou à conserver ses titres pendant une période de 6 ans.

En outre, ces taux (25 %, 40 % et 50 %) peuvent être majorés de :

· 10 points, pour les investissements locatifs (directs ou par l'intermédiaire de sociétés) réalisés dans une zone urbaine sensible,

· 4 points lorsque des dépenses d'équipements de production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable sont réalisés dans le logement. Les équipements concernés sont les suivants :

- équipements de chauffage et de fourniture d'eau chaude fonctionnant à l'énergie solaire,

- systèmes de fourniture d'électricité à partir d'énergie solaire, éolienne, hydraulique ou de biomasse,

- pompes à chaleur,

- équipements de chauffage ou de production d'eau chaude fonctionnant au bois ou autres biomasses tels que les poêles, les foyers fermés, les inserts des cheminées intérieures et les chaudières.

La circonstance que les équipements aient été installés par le contribuable lui-même et non par une entreprise ne fait pas obstacle à la réduction d'impôt.

Loi Paul

L'incitation fiscale à l'investissement outre-mer existe depuis de nombreuses années. Apparus pour la première fois en 1952 (et en 1986 sous sa forme actuelle avec la loi Pons), les dispositifs fiscaux n'ont cessé d'évoluer. Les 3 derniers dispositifs (dont les 2 derniers seulement sont encore en application aujourd'hui) sont les suivants.

Loi Pons (1986 - 2000)

Jusqu'au 31 décembre 2000, les personnes physiques domiciliées en France réalisant des investissements outre mer pouvaient bénéficier des deux avantages suivants :

· une réduction d'impôt pour les investissements réalisés dans les logements neufs ou la souscription au capital de certaines sociétés,

· une déduction du revenu global imposable pour les investissements productifs réalisés par l'intermédiaire d'une entreprise, d'une société soumise au régime des sociétés de personnes ou d'un groupement était déductible du revenu global.

La loi de finances pour 2001 a aménagé le dispositif de réduction d'impôt pour les investissements réalisés dans les DOM-TOM depuis le 1er janvier 2001.

Note

Ce dispositif ne s'applique plus aujourd'hui.

Loi Paul (2001 - 2003)

Le dispositif Paul, succédant au dispositif Pons, consiste en un aménagement de ce dernier dispositif. En matière d'impôt sur le revenu, pour les investissements réalisés entre le 1er janvier 2001 et le 20 juillet 2003, 2 formes de défiscalisations étaient prévues :

· une réduction d'impôt pour les investissements locatifs neufs ou la souscription au capital de certaines sociétés,

· une réduction d'impôt au profit des particuliers réalisant des investissements productifs dans le cadre d'une entreprise relevant de l'impôt sur le revenu et exerçant dans certains secteurs d'activité.

Initialement ce dispositif devait s'appliquer aux investissements réalisés jusqu'au 31 décembre 2006 mais une nouvelle loi, la loi Girardin, est venue une nouvelle fois aménager le dispositif d'aide fiscal à l'investissement outre-mer.

Remarque

Le régime de la déduction au titre des investissements productifs continue toutefois à s'appliquer aux investissements réalisés depuis le 1er janvier 2001 lorsqu'ils ont fait l'objet d'une demande d'agrément avant cette date, aux immeubles ayant fait l'objet, avant cette date d'une déclaration d'ouverture de chantier et aux biens meubles corporels commandés mais non encore livrés au 1er janvier 2001, si la commande a été accompagnée du versement d'acomptes égaux à 50 % au moins de leur prix.

Loi Girardin (2003 - 2017)

Pour les investissements réalisés depuis le 21 juillet 2003, le dispositif d'aide fiscale à l'investissement outre-mer a été encore assoupli. Le nouveau dispositif qui reprend le précédent en l'améliorant est baptisé “Girardin” du nom de la Ministre l'ayant initié. Dans le cadre de ce dispositif, les particuliers bénéficient des deux formes de défiscalisations Paul mais réaménagées :

· une réduction d'impôt pour les investissements locatifs neufs ou la souscription au capital de certaines sociétés. Les taux de la réduction d'impôt ont été augmentés par rapport au dispositif précédent et de nouveaux investissements ont été rendus éligibles (travaux de réhabilitation, souscription de parts de SOFIOM) ;

· une réduction d'impôt au profit des particuliers réalisant des investissements productifs dans le cadre d'une entreprise relevant de l'impôt sur le revenu. Le plafonnement de la réduction d'impôt pour les investisseurs non professionnels a été supprimé.

Lois Pons

Les personnes physiques qui ont investi directement ou par voie de souscriptions dans le secteur du logement ou qui ont souscrit au capital de certaines sociétés jusqu'au 31 décembre 2000 dans les DOM-TOM et les collectivités territoriales de Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ont bénéficié d'une réduction d'impôt en principe égale à 25 % du montant de l'investissement.

Attention

Ce dispositif ne s'applique plus depuis l'imposition des revenus perçus en 2005.

Investissements éligibles

Les investissements éligibles étaient les suivants :

· dans le secteur du logement :

- construction ou acquisition de logements neufs situés outre-mer, occupés ou loués non meublés (dès la date d'acquisition ou d'achèvement si elle est postérieure) à usage d'habitation principale pendant 5 ans au moins ;

- souscriptions au capital de sociétés ayant pour unique objet de construire des logements neufs situés outre-mer, donnés en location nue pendant au moins 5 ans à des personnes qui en font leur habitation principale, à condition que la société s'engage à achever les fondations de l'immeuble dans les 2 ans qui suivent la clôture de chaque souscription annuelle. Les souscripteurs doivent s'engager à conserver les parts ou actions pendant 5 ans au moins à compter de la date d'achèvement de la totalité des immeubles construits au moyen de chaque souscription annuelle ;

- souscriptions au capital de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Ces sociétés doivent affecter intégralement le produit de la souscription annuelle, dans un délai de 6 mois qui suivent la clôture de celle-ci, à l'acquisition de logements neufs affectés pour 90 % au moins de leur superficie à un usage d'habitation. Les SCPI doivent également s'engager à louer ces immeubles nus à usage d'habitation principale pendant 5 ans. Les souscripteurs doivent s'engager à conserver les parts ou actions pendant 5 ans au moins à compter de ces mêmes dates ;

· dans le secteur du logement intermédiaire :

A compter du 1er juillet 1996, les acquisitions ou constructions de logements neufs situés outre-mer, ou les souscriptions au capital de sociétés ayant cet objet loués à certaines conditions de ressources et de loyers ont pu bénéficier d'une réduction d'impôt majorée. Pour en bénéficier, le contribuable ou la société devait s'engager à louer pendant au moins 6 ans, à usage d'habitation principale, le logement non meublé dans les 6 mois de son achèvement ou de son acquisition si elle est postérieure. Les souscripteurs devaient s'engager à conserver les titres pendant une durée d'au moins 6 ans à compter de la date de souscription au capital de la SCPI et à compter de la date d'achèvement des logements pour les souscriptions au capital des sociétés qui les construisent.

Le montant du loyer annuel par mètre carré de surface habitable et les ressources du locataire étaient plafonnées ;

· dans d'autres secteurs de l'activité économique :

- souscriptions en numéraire au capital de sociétés de développement régional (SDR) d'outre-mer ou de sociétés soumises à l'IS effectuant des investissements productifs neufs et dont l'activité réelle est exercée outre-mer dans les secteurs de l'industrie, de la pêche, de l'hôtellerie, du tourisme, des énergies nouvelles, de l'agriculture, du bâtiment et des travaux publics, des transports, de l'artisanat, ou dans le secteur de la maintenance au profit des activités industrielles et, dans celui de la production et de la diffusion cinématographiques ou audiovisuelles. Les sociétés devaient prendre l'engagement d'effectuer les investissements productifs dans les 12 mois de la clôture de la souscription (ou, lorsqu'elles affectaient tout ou partie de la souscription à la construction d'immeubles destinés à l'exercice d'une de ces activités, elles devaient en achever la clôture dans les 2 ans de la souscription) et de maintenir leur affectation à l'activité du secteur concerné pendant les 5 ans qui suivaient leur acquisition ou leur durée d'utilisation si elle était plus courte,

- souscriptions au capital de sociétés soumises à l'IS concessionnaires de service public local à caractère industriel et commercial,

- souscriptions au capital de sociétés chargées de l'exploitation d'un service public faisant l'objet d'un contrat d'affermage qui exercent leur activité dans les DOMTOM,

- souscriptions en numéraire au capital de sociétés soumises à l'IS, exerçant leur activité dans un des secteurs énumérés ci-dessus, exclusivement dans les DOM, et qui sont en difficulté.

Calcul et imputation de la réduction d'impôt

Base de calcul

La base de la réduction correspondait au prix de revient hors taxes des investissements.
Cette base était étalée sur 5 ans.
Chaque année, la base de la réduction d'impôt était donc égale à 20 % des sommes effectivement payées au 31 décembre de l'année au cours de laquelle l'investissement a été effectué.

Taux de la réduction d'impôt

Le taux de la réduction d'impôt était de 25 % pendant 5 ans.

Remarque

Le taux de la réduction d'impôt était majoré pour les investissements réalisés dans le secteur intermédiaire. Les particuliers ont pu bénéficier d'une majoration à 50 % du taux de la réduction au titre des années 1996 à 2001. Pour les années suivantes, c'est le taux de droit commun qui s'appliquait (25 %).

Imputation

La réduction d'impôt s'imputait sur l'impôt sur le revenu du au titre de l'année :

· d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure et des 4 années suivantes,

· de souscription des parts ou actions et des 4 années suivantes.

Non-Cumul avec d'autres dispositifs

L'application de ce dispositif ne pouvait pas se cumuler avec :

- le bénéfice de l'amortissement Périssol,

- le dispositif Besson,

- le dispositif Robien,

- l'imputation sur le revenu global d'un déficit foncier,

- l'abattement sur les revenus de capitaux mobiliers,

- le placement de ces titres sur un PEA,

- la réduction d'impôt au titre des souscriptions au capital de sociétés non cotées,

- la déduction des pertes prévue en faveur des créateurs d'entreprises,

- de la déduction en faveur des investissements réalisés outre-mer,

- l'exonération des droits de mutation à titre gratuit,

- de l'abattement sur l'assiette des droits de vente dont bénéficie, sous certaines conditions, la première cession d'un immeuble acquis neuf et affecté pendant 5 ans à l'habitation principale.

Demessine - Investissements locatifs dans le tourisme

Investissements réalisés du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2010

Les contribuables investissant dans les ZRR ou certaines autres zones peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt. Pour les investissements réalisés entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2010, le dispositif fiscal se décompose en 2 réductions d'impôt :

· une réduction d'impôt pour l'acquisition de logements neufs ou en l'état futur d'achèvement ainsi que pour la réhabilitation de logements anciens, étalée sur 6 ans au taux de 25 % ou 20 % pour la réhabilitation,

· une réduction d'impôt au titre des travaux de réparation, d'amélioration, de reconstruction et d'agrandissement calculée au taux de 20 % (40 % pour certains investissements) imputable l'année de réalisation des travaux.

Le champ d'application de la réduction d'impôt a été élargi sur plusieurs points par rapport à celle applicable avant le 1er janvier 2005. Les modalités de calcul et d'étalement de la réduction ont été modifiées.

Investissements réalisés du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2004

Pour les investissements réalisés du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2004, les contribuables pouvaient bénéficier d'une réduction d'impôt au titre des investissements réalisés dans une ZRR, une zone inscrite sur la liste des zones concernées par l'objectif n° 2 des fonds structurels communautaires ou dans le périmètre d'une agglomération nouvelle consistant en :

· l'acquisition de logements neufs ou en l'état futur d'achèvement : la réduction d'impôt calculée au taux de 25 % est étalée sur 4 ans,

· la réalisation de travaux de reconstruction, d'agrandissement, de grosses réparations ou d'amélioration : la réduction d'impôt calculée au taux de 20 % est étalée sur 4 ans,

· l'acquisition et la réhabilitation de logements anciens à compter du 1er janvier 2004 : la réduction d'impôt calculée au taux de 20 % est étalée sur 6 ans.

Lois Malraux

Les propriétaires d'immeubles situés dans les secteurs sauvegardés ou dans des périmètres de restauration immobilière sont autorisés, à l'occasion de la réalisation de certains travaux de restauration immobilière, à imputer leur déficit foncier sans limitation de montant sur leur revenu global.

Les personnes ayant investi dans des immeubles situés dans des périmètres de restauration immobilière peuvent, sous certaines conditions, imputer les déficits fonciers sans limite sur le revenu global.
La restauration immobilière consiste à modifier les conditions d'habitabilité d'un immeuble ou d'un groupe d'immeubles situés dans un secteur sauvegardé ou dont la qualité justifie l'accomplissement de travaux de restauration immobilière.
Les secteurs sauvegardés et les périmètres de restauration immobilière sont délimités par le conseil municipal ou, le cas échéant, par le préfet.

Les revenus de la location d'immeubles ayant fait l'objet d'une opération “Malraux” sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers sans possibilité d'option pour le régime micro-foncier.
Le déficit éventuellement généré par l'opération de restauration comprend les charges déductibles suivantes, dont la plupart sont propres au régime général des revenus fonciers :

· charges de droit commun :

- déduction forfaitaire,

- frais de gérance et de rémunération des concierges,

- dépenses engagées pour les travaux de réparation, d'entretien et d'amélioration,

- impôts.

· charges propres au régime de restauration immobilière :

- frais d'adhésion à des associations foncières urbaines (AFU),

- travaux de démolition imposés par le maire ou le préfet,

- travaux de reconstruction nécessités par la démolition imposée,

- travaux de transformation en logements de l'immeuble,

- et, depuis le 1er janvier 2004, travaux de réaffectation à l'habitation de tout ou partie d'un immeuble originellement destiné à l'habitation et ayant perdu cet usage.

Le caractère déductible ou non de ces travaux dépend de la date d'obtention de l'autorisation des travaux.

Certaines conditions doivent cependant être respectées pour que les travaux propres au régime de restauration immobilière soient admis en déduction du revenu global.
Elles se rapportent à :

· La zone géographique dans laquelle se situent les immeubles à restaurer.

Sont ainsi autorisés :

- les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysagé. Les travaux engagés doivent alors être déclarés d'utilité publique ;

- les secteurs sauvegardés.

· la destination des immeubles. Les logements doivent constituer la résidence principale des locataires pendant au moins 6 ans. Le propriétaire doit louer le logement dans les 12 mois suivant l'achèvement des travaux. Lorsque l'immeuble est la propriété d'une société civile immobilière, les associés doivent s'engager à conserver leurs parts pendant 6 ans au moins. L'obligation de location incombe à la société.

· la nature de l'opération de restauration. Les travaux engagés dans le cadre de la Loi Malraux doivent aboutir à une restauration complète de l'immeuble. Cette restauration ne doit donc pas être partielle. Il est en revanche inutile d'intervenir sur les parties de l'immeuble qui ne le nécessitent pas. Les travaux engagés doivent au préalable avoir fait l'objet d'une déclaration de travaux ou d'un permis de construire, après accord de l'architecte des Bâtiments de France (l'obtention d'une autorisation spéciale a été supprimée par l'ordonnance du 28 juillet 2005).

· l'initiative de l'opération.

Elle peut émaner de trois entités juridiques :

- le propriétaire de l'immeuble. Si l'immeuble n'appartient pas à un propriétaire unique, il doit y avoir un regroupement des initiatives individuelles sous la forme d'une association foncière urbaine ;

- les collectivités publiques et plus précisément l'Etat ou les collectivités territoriales ;

- d'autres organismes, le plus souvent mandatés par l'Etat ou les collectivités territoriales.

Si l'engagement de location ou les conditions de location ne sont pas respectées, l'administration fiscale prévoit la réintégration des déficits abusivement imputés, l'année où l'infraction a été découverte, et non l'année où le déficit a été constaté.

Dispositif lieunemann

Location à des personnes de condition modeste à compter du 01/01/2002

Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, les revenus des 3 premières années de location de logements à usage d'habitation principale à des personnes aux ressources très modestes bénéficient d'une déduction  forfaitaire de 46 % (60 % pour les revenus perçus avant 2006), sous réserve d'un plafonnement des loyers.

Nouveautés

Dans le cadre de la réforme de l'impôt sur les revenus prévue pour 2007, la loi de finances pour 2006 a réduit le taux de l'abattement applicable dans le cadre de ce dispositif de 60 % à 46 % à compter de l'imposition des revenus perçus en 2006.

Attention

Le dispositif Lienemann est supprimé pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2005. Ainsi, les personnes qui ont loué un logement sous ce régime ne pourront pas renouveler leur engagement au-delà des 3 années d'application initiale du dispositif.

Les personnes qui ont loué des logements à usage d'habitation principale à des personnes aux ressources très modestes du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, bénéficient d'une déduction forfaitaire au taux de 46 % ( cet aux était fixé à 60 % pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005).
Cette déduction spécifique s'applique pendant une période de 3 ans (cette période devait être renouvelable, mais ne pourra pas l'être en pratique du fait de la suppression prématurée du dispositif par la loi de programmation pour la cohésion sociale).

Cette majoration ne s'applique qu'aux baux conclus renouvelés ou reconduits du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004.

Attention

La déduction spécifique s'applique aux revenus retirés des locations de logements résultant de baux conclus, renouvelés ou reconduits du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, quelle que soit la date d'acquisition du logement. Elle ne s'appliquait donc pas aux périodes de location en cours au 1er janvier 2002. En revanche, la conclusion d'un nouveau bail avec le locataire en place, le renouvellement du bail avec le même locataire ou sa reconduction tacite permettait de bénéficier de l'avantage fiscal.

Conditions tenant au logement

Caractéristiques du logement

Le logement peut être neuf ou ancien.
Il doit être situé en France et répondre à certaines normes d'habitabilité.
Le logement peut appartenir à une société non soumise à l'IS dans la mesure où les revenus de ces immeubles sont imposés entre les mains des associés dans la catégorie des revenus fonciers.
Le démembrement de propriété du logement ou des parts ne fait pas obstacle à l'application de la déduction forfaitaire de 46 % (60 % pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005) lorsqu'il est antérieur à l'engagement de location du logement ou de conservation des parts.

La location d'un logement en indivision ouvre droit au bénéfice de la mesure si toutes les conditions sont par ailleurs respectées par chacun des indivisaires.

Affectation du logement

Le logement doit être loué non meublé, de façon effective et continue, par son propriétaire et être affecté par le locataire à son habitation principale.

onditions tenant au locataire

Le locataire ne doit pas être un membre du foyer fiscal du propriétaire du logement, ni un ascendant ou un descendant.
De même, si le logement est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, aucune location ne pourra être consentie à un associé, à un membre de son foyer fiscal, à un ascendant ou un descendant de l'un des associés.
Le locataire peut être une personne occupant déjà le logement.
La location du logement peut être consentie à un organisme sans but lucratif ou à une union d'économie sociale qui le met à la disposition de personnes défavorisées. En revanche, la location du logement à un organisme public ou privé pour le logement de son personnel ne peut pas bénéficier du dispositif.

Le locataire doit avoir des ressources très modestes.

Engagement de location

Pour bénéficier de cette déduction forfaitaire, le bailleur est tenu de prendre l'engagement de louer le logement nu, à usage d'
habitation principale du locataire, pendant une durée minimale de 3 ans. Cet engagement doit prévoir, en outre, que le loyer et les ressources du locataire ne doivent pas excéder les plafonds mentionnés ci-dessus.
Lorsque le logement appartient à une société non soumise à l'IS, l'engagement est pris par la société. Les associés doivent tous de leur coté s'engager à conserver leurs parts pendant 3 ans.

Application de la déduction forfaitaire

Les revenus tirés de la location des logements dans le secteur social bénéficient, pendant 3 ans, d'une déduction forfaitaire au taux de 46 %(60 % pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005).
Cette période est calculée de date à date à compter de celle de la prise d'effet du bail initial du logement concerné, de sa reconduction ou de son renouvellement.
A l'issue de cette période de trois ans la déduction forfaitaire de 26 % (40 % pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005) (Besson ancien) est applicable.

Cas particulier - Changement de locataire

En cas de changement de titulaire du bail, la déduction demeure applicable si les conditions de loyer et de ressources du locataire sont remplies.

Non-cumul avec d'autres avantages fiscaux

Il n'est pas possible de cumuler, pour un même logement, le bénéfice de ce dispositif et :

· la réduction d'impôt pour investissement immobilier Outre-mer ;

· l'amortissement Borloo, Besson et Robien mais seulement pendant la période où celui-ci est pratiqué. En revanche, rien ne s'oppose à ce que la déduction forfaitaire s'applique lorsqu'une déduction au titre de l'amortissement des travaux d'amélioration continue de s'appliquer ;

· le régime micro-foncier.

Obligations déclaratives

Les contribuables sont tenus de joindre à leur déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle la location ouvre droit pour la première fois à la déduction forfaitaire :

· une note annexe qui comporte les éléments suivants :

- l'identité et l'adresse du contribuable,

- l'adresse, la date d'acquisition ou d'achèvement du logement concerné et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer,

- le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il résulte du bail,

- l'engagement de louer le logement non meublé, pendant une durée de trois ans au moins, à des personnes qui en font leur habitation principale ;

· une copie du bail ;

· une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle pour laquelle la location à ce locataire ouvre droit pour la première fois à la déduction forfaitaire.

En cas de changement de locataire au cours de la période couverte par l'engagement de location, le contribuable doit joindre à sa déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle le changement est intervenu, une copie du nouveau bail ainsi qu'une copie de l'avis d'impôt sur le revenu du locataire entrant dans les lieux établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location.

Dispositif Borloo

  1. Borloo neuf

Le dispositif “Borloo neuf”, mis en place depuis 2006 sous la forme d'une option au régime d'amortissement Robien recentré, permet d'amortir 65 % de la valeur d'un bien sur 15 ans sous réserve du respect de conditions de loyer et de ressources du locataire.

Investissements concernés

Il s'agit des investissements éligibles au dispositif Robien recentré. En effet, le dispositif Borloo neuf est réservé aux bailleurs ayant opté pour le dispositif “Robien recentré” qui, en contrepartie de l'engagement de louer à des personnes de condition modestes, pour un loyer inférieur à celui pratiqué dans le cadre du régime Robien, permet au bailleur de bénéficier d'un amortissement supplémentaire de 15 % et d'une déduction forfaitaire de 30 %.

Logements

Ce nouveau dispositif s'applique aux logements :

· acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement à compter du 1er septembre 2006,

· que le contribuable fait construire et qui ont fait l'objet d'une déclaration d'ouverture de chantier à compter du 1er septembre 2006,

· acquis à compter du 1er septembre 2006 en vue d'être réhabilités,

· et aux locaux affectés à un usage autre que l'habitation acquis à compter du 1er septembre 2006 et que le contribuable transforme en logements.

Toutefois, les contribuables peuvent, sur option, bénéficier de ce régime pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2006.
Ainsi, les contribuables réalisant un investissement éligible du 1er janvier 2006 au 31 août 2006, entrant normalement de plein droit sous le dispositif Robien “classique”, pourront opter, au titre de cet investissement, pour l'application du dispositif Borloo neuf.

Conseil

Cette option permet aux investisseur de bénéficier de la déduction forfaitaire de 30 % sous réserve de respecter des plafonds de loyer et de ressources plus restrictifs que dans la cadre du dispositif Robien classique (pour lequel il n'existe d'ailleurs pas de plafond de ressources du locataire). Les modalités d'amortissement diffèrent entre ces deux régimes (l'étalement de l'amortissement étant plus progressif dans le cadre du dispositif Borloo) mais tous deux permettent d'amortir à l'issue d'une période de 15 ans, 65 % du prix de l'investissement initial.

Le dispositif Borloo neuf s'applique dans les mêmes conditions lorsque l'immeuble est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés.
Souscriptions au capital de SCPI

Le dispositif Borloo neuf s'applique aux souscriptions de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) réalisées à compter du 1er septembre 2006. Il s'agit des parts de SCPI éligible au dispositif Robien recentré.

Conditions à respecter

Le bénéfice du dispositif Borloo est subordonné à une option exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure. Cette option est irrévocable pour le logement considéré et comporte l'engagement du propriétaire de louer le logement nu pendant neuf ans à usage d'habitation principale
à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal.
Contrairement au dispositif Robien recentré, il n'est pas possible de bénéficier du dispositif Borloo neuf en cas de location à un ascendant ou descendant du contribuable (ou en cas d'investissement par le biais d'une société à l'IR, à un des associés ou un membre de son foyer fiscal, un ascendant ou descendant d'un associé).

Le bailleur doit s'engager à louer le logement :

· à des ménages dont les revenus ne dépassent pas un certain niveau,

· pour un loyer plafonné à “70 % du prix du marché”.

Note

A l'occasion de la création du nouveau dispositif Borloo, un nouveau zonage géographique a été mis en place comprenant non plus 3 zones mais 4 zones (la zone B ayant été scindée en deux).

La location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent la date d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure. Cet engagement doit en outre prévoir que le loyer ne doit pas excéder un plafond fixé par décret.
En cas de non-respect des conditions de location ou de cession du logement, les déductions pratiquées pendant l'ensemble de la période triennale seront remises en cause dans les conditions de droit commun.
L'engagement de location peut être suspendu, à l'issue d'une période de location d'au moins trois ans, pour mettre le logement à la disposition d'un ascendant ou descendant du contribuable. Ce dernier ne bénéficie pas, pendant la période de mise à disposition du logement, de la déduction au titre de l'amortissement. Cette période de mise à disposition du logement, qui ne peut excéder neuf ans, n'est pas prise en compte pour la durée de location minimale de neuf ans.

Cas particulier - Démembrement

La déduction au titre de l'amortissement n'est pas applicable aux revenus des immeubles dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété du bien ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l'un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire du bien ou titulaire de son usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif Borloo pour la période restant à courir à la date du décès.

Calcul de l'amortissement

L'amortissement est égal à :

· 6 % pendant 7 ans,

· 4 % les 2 années suivantes,

· le cas échéant, 2,5 % les 3 ou 6 années suivantes (en cas de reconduction de l'engagement de location pour une ou deux périodes de 3 ans). En effet, à l'issue de la période couverte par l'engagement de location, tant que les conditions de loyer et de ressources du locataire restent remplies, le propriétaire peut, par périodes de 3 ans et pendant une durée maximale de 6 ans, bénéficier d'une déduction au titre de l'amortissement égale à 2,5 % du prix d'acquisition ou de revient du logement en cas de poursuite, de renouvellement du bail ou de changement de titulaire du bail.

Le prix de revient, base de l'amortissement, s'entend :

· en cas d'acquisition d'un logement neuf ou en l'état futur d'achèvement, du prix d'achat majoré de certains frais (
honoraires du notaire, TVA, droits d'enregistrement…) ;

· en cas d'acquisition d'un immeuble inachevé du prix d'achat du local majoré de certains frais et du prix des travaux d'achèvement de la construction ;

· en cas de construction du prix du terrain et du prix payé pour la construction du logement (prix d'achat des matériaux, mémoires des entrepreneurs, salaires des ouvriers et charges sociales… et autres frais généraux qui ne constituent pas des charges déductibles des revenus fonciers) ;

· en cas de transformation d'un local en logement, du prix d'acquisition du local majoré des frais d'achat et du coût des travaux de transformation (dépenses de reconstruction, d'agrandissement, de réparation et d'amélioration) ;

· en cas de réhabilitation d'un logement non décent : du prix d'acquisition du logement majoré des frais afférents à l'acquisition ( honoraires de notaires, commissions versées à des intermédiaires, droits de timbre, droits de mutation à titre onéreux) et du coût des travaux de réhabilitation et des frais y afférent. Il est tenu compte notamment des prestations d'études, d'organisation et de suivi des travaux de réhabilitation et des frais liés à l'établissement des états et attestations à fournir pour bénéficier du dispositif ;

· en cas de souscription de parts de SCPI, d'une somme égale à 95 % du montant de la souscription.

La période d'amortissement débute le premier jour du mois :

· de l'acquisition du logement, en cas d'achat d'immeuble neuf ;

· de son achèvement, en cas de construction ou d'acquisition d'immeuble inachevé ou en l'état futur d'achèvement ;

· de l'achèvement des travaux, en cas de transformation d'un local en logement ou de réalisation de dépenses de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration ou de réhabilitation ;

· de la souscription en cas de souscription à une SCPI.

Incidences de l'option

Les revenus fonciers tirés de la location du logement ouvrent droit à une déduction forfaitaire spécifique de 30 %.
Lorsque l'option pour l'amortissement a été pratiquée :

· les dépenses de reconstruction et d'agrandissement ouvrent droit à la déduction d'un amortissement égal à 6 % de leur montant pendant 7 ans et à 4 % de ce montant pour les 2 années suivantes. La période d'amortissement aurait pour point de départ le premier jour du mois d'achèvement des travaux et le propriétaire devrait s'engager à louer le logement dans les conditions ci-dessus pendant une nouvelle durée de 9 ans ;

· les dépenses d'amélioration ne sont pas déductibles immédiatement mais ouvriraient droit à la déduction d'un amortissement au taux de 10 % pendant dix ans. La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois d'achèvement des travaux.

Obligations déclaratives

Borloo neuf logement

Pour bénéficier du dispositif Borloo neuf, les contribuables doivent joindre à leur déclaration des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure, :

· l'option formulée dans une note annexe établie sur un imprimé fourni par l'administration, qui comporte les éléments suivants :

- l'identité et l'adresse du contribuable,

- l'adresse du logement concerné, sa date d'acquisition ou d'achèvement, la date de sa première location et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer,

- le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il résulte du bail,

- l'engagement de louer le logement non meublé, pendant une durée de neuf ans au moins, à des personnes qui en font leur habitation principale,

- les modalités de décompte de la déduction au titre de l'amortissement,

· une copie du bail,

· une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du locataire établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location ;

· les documents suivants :

- pour les immeubles que le contribuable fait construire, une copie de la déclaration d'ouverture de chantier et de la déclaration d'achèvement des travaux, accompagnées des pièces attestant de leur réception en mairie,

- pour les locaux que le contribuable transforme en logement, une copie de la déclaration d'achèvement des travaux, accompagnée d'une pièce attestant de sa réception en mairie et d'une note précisant la nature de l'affectation précédente des locaux,

- pour les logements que le contribuable acquiert en vue de les réhabiliter, les contribuables sont tenus de joindre à leur déclaration des revenus de l'année d'achèvement des travaux les états et attestations établis pour bénéficier du dispositif Robien.

Note

Si le logement n'est pas loué au moment du dépôt de la déclaration des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition ou si elle est postérieure, les copies du bail et de l'avis d'imposition sont joints à la déclaration des revenus de l'année en cours de laquelle le bail est signé.

Pendant la période couverte par l'engagement de location, le contribuable doit joindre à chacune de ses déclarations des revenus un état établi conformément à un modèle fixé par l'administration et faisant apparaître, pour chaque logement, le détail du calcul du montant de la déduction pratiquée au titre de l'amortissement ainsi qu'une note indiquant le nom des locataires de l'immeuble.
En outre, en cas de changement de locataire au cours de cette période, il joint à sa déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle le changement est intervenu une copie du nouveau bail ainsi qu'une copie de l'avis d'imposition ou de non-imposition du locataire entrant dans les lieux établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location.

Borloo neuf SCPI

Obligations des associés

Les porteurs de parts doivent s'engager à conserver les parts jusqu'à l'expiration de la période couverte par l'engagement de location de la société. Cet engagement est constaté lors du dépôt de la déclaration des revenus au titre de laquelle les parts ont été souscrites.
Les associés doivent également joindre à chacune de leurs déclarations des revenus un exemplaire de l'attestation fournie par la société, ainsi que les modalités de décompte de la déduction au titre de l'amortissement.

Pendant la durée d'application de la déduction de l'amortissement, les associés joignent à chacune de leurs déclarations des revenus un exemplaire des documents remis par la société ainsi que les modalités de décompte de la déduction au titre de l'amortissement.

Obligations des sociétés - Fourniture d'une attestation annuelle

Avant le 31 mars de chaque année, la SCPI doit faire parvenir à ses associés un document établi en double exemplaire comportant les éléments suivants :

· l'identité et l'adresse de l'associé ;

· le nombre et les numéros des parts ou actions souscrites pour lesquelles le bénéfice de la déduction est demandé ainsi que le montant du capital souscrit correspondant ;

· la date de souscription des parts ou actions et du versement des fonds ;

· le nombre et les numéros des parts détenues au 1er janvier et au 31 décembre et, le cas échéant, des parts souscrites, acquises et transmises, au cours de l'année ainsi que la date de ces opérations ;

· l'attestation que 95 % de la souscription pour laquelle le bénéfice de la déduction a été demandé, servent exclusivement à financer un investissement pour lequel les conditions d'application du dispositif Robien sont réunies ;

· la nature des investissements réalisés au moyen des parts ou actions souscrites pour lesquelles le bénéfice de la déduction a été demandée, l'adresse des logements concernés, leur date d'acquisition ou d'achèvement, la date de leur première location et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer ;

· l'attestation que le produit de la souscription annuelle est intégralement investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture de celle-ci ;

· l'engagement par la société de louer le logement dans les conditions et limites prévues pour bénéficier de l'amortissement. La société doit également indiquer le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il résulte du bail.

  • Dispositif Robien

Nouveautés

Les avantages fiscaux des investissements Robien réalisés depuis le 1er septembre 2006 ont été réduits au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social. En revanche, l'économie du dispositif Robien classique pour les investissements réalisés avant cette date n'est pas modifiée, sauf en ce qui concerne l'amortissement des travaux de reconstruction qu'il n'est plus possible de proroger pour une ou deux périodes de 3 ans dès l'imposition des revenus perçus en 2006 quelle que soit la date de réalisation de l'investissement.

La loi portant engagement national pour le logement a aménagé le dispositif Robien pour les investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006.
Il convient donc désormais de distinguer deux dispositifs Robien :

· le dispositif Robien classique qui continue à s'appliquer, dans les mêmes conditions (à l'exception d'un aménagement concernant l'amortissement des travaux de reconstruction) aux investissements réalisés jusqu'au 31 août 2006, qui permet d'amortir 65 % de l'investissement sur une période de 15 ans ; 

· et le dispositif Robien recentré applicable aux investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006 qui ne permet plus d'amortir que 50 % de l'investissement sur une durée de 9 ans.

Les conditions d'application du dispositif Robien recentré sont les mêmes que celles du dispositif Robien classique. Seuls les modalités d'amortissement diffèrent.

Qui peut bénéficier de l'amortissement Robien ?

Le régime d'amortissement Robien est ouvert :

· aux personnes physiques imposables dans la catégorie des revenus fonciers au titre des revenus issus de la location. Les biens donnés en location et inscrits à l'actif d'une entreprise individuelle n'ouvrent pas droit à la déduction de l'amortissement,

· aux porteurs de parts de sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés (SCI, sociétés transparentes pour lesquelles les associés sont imposés directement dans la catégorie des revenus fonciers). Dans ce cas, les associés doivent s'engager à conserver les titres de la société jusqu'à l'expiration de la période couverte par l'engagement de location pris par la société.

Attention

Contrairement au dispositif Besson, les SCPI ne peuvent pas bénéficier de l'amortissement. En effet, dans le cadre du dispositif Robien, ce n'est plus la société mais l'associé qui peut déduire l'amortissement dans des conditions particulières.

Investissements concernés

Le dispositif Robien s'applique :

· aux logements neufs acquis depuis le 1er janvier 2003.

Il s'agit des logements neufs acquis neufs depuis le 1er janvier 2003, des logements acquis en l'état futur d'achèvement pour lesquels l'achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003 et des logements issus de travaux de transformation réalisés par l'acquéreur d'un local à usage autre que l'habitation pour lesquels l'achèvement des travaux de transformation intervient à compter du 1er janvier 2003.
Remarque : Pour les logements ainsi acquis entre le 1er janvier 2003 et le 2 avril 2003, l'application du dispositif Robien est optionnelle. L'investisseur a le choix de rester sous le dispositif Besson (encore applicable) ou de se placer sous le dispositif Robien ;

· aux logements à réhabiliter acquis depuis le 3 avril 2003,

· aux parts de SCPI souscrites depuis le 3 avril 2003.

Fonctionnement du dispositif

Conditions

Pour bénéficier de l'amortissement Robien, un certain nombre de conditions doivent être remplies. Pour les investissements dans les logements, ces conditions tiennent à la nature et à l'affectation du logement ainsi qu'à la qualité du locataire.
Le propriétaire doit s'engager à louer le logement nu à usage d'habitation principale locataire pendant une durée de 9 ans minimum pour un loyer n'excédant pas un certain plafond au mètre carré.

Pour l'amortissement des parts de SCPI il existe des conditions particulières.

Effets de l'amortissement

Attention

L'amortissement est déductible dès l'achèvement du logement (ou dès l'acquisition si elle est postérieure), avant même que le logement soit loué. En effet, la loi laisse un délai de 12 mois à l'investisseur (à compter de l'achèvement du logement ou de son acquisition si elle est postérieure) pour mettre le logement en location. L'investisseur peut d'autre part déduire les intérêts d'emprunt qu'il verse dès l'acquisition, avant même l'achèvement du logement. Ainsi, un investisseur acquièrant un logement sur plan en janvier 2006, achevé en novembre 2006 peut déduire, au titre de 2006 : les intérêts versés dès janvier 2006 et une fraction d'annuité d'amortissement correspondant à novembre et décembre (2/12ème). Il devra trouver un locataire au plus tard en novembre 2007.

Les effets du dispositif diffèrent en fonction de la date de leur réalisation.

Investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006 - Robien recentré

· Le logement est amorti à hauteur de 50 % sur une période de 9 ans à raison de 6 % les 7 premières années puis de 4 % pour les 2 années suivantes. Il n'est pas possible de proroger la période initiale d'amortissement dans le cadre du dispositif Robien recentré.

Les revenus bénéficient d'une déduction spécifique de 26 %, lorsque le logement est situé en ZRR.
Les travaux de reconstruction, d'agrandissement et d'amélioration font également l'objet d'un amortissement.

· L'amortissement des parts de SCPI se fait sur une base réduite à 95 % de la valeur des parts. Le taux d'amortissement des parts est identique à celui des logements (6 % les 7 premières années, et 4 % les 2 années suivantes), soit un amortissement maximal de 47,50 % du montant de la souscription.

Investissements réalisés du 1er janvier 2003 au 31 août 2006 - Robien classique

· Le logement est amorti à hauteur de 65 % sur une période de 9 ans à raison de 8 % les 5 premières années puis de 2,5 % pour les 4, 7 ou 10 années suivantes.

Pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005, le taux de la déduction forfaitaire pour frais divers était ramené à
6 % pendant la période d'amortissement du logement. Cette déduction est supprimée à compter de 2006).
Toutefois les revenus bénéficient d'une déduction spécifique de 26 % (40 % avant 2006), lorsque le logement est situé en ZRR.
Les travaux de reconstruction, d'agrandissement et d'amélioration font également l'objet d'un amortissement.

La déduction forfaitaire était calculée au taux de droit commun (14 %) à l'expiration de la période d'amortissement. Cette déduction est supprimée pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2006. Sous réserve du respect des conditions de loyer, le propriétaire peut demander, à l'expiration de cette période l'application de la déduction forfaitaire Besson ancien. Peu importe à cet égard qu'il y ait ou non-changement de titulaire du bail.

· L'amortissement des parts de SCPI se fait sur une base réduite à 95 % de la valeur des parts. Le taux d'amortissement des parts est identique à celui des logements (8 % les 5 premières années, et 2,5 % les 4, 7 ou 10 années suivantes) soit un amortissement maximal de 61,75 % du montant de la souscription. 

Non-cumul avec d'autres dispositifs

Pour un même logement, l'amortissement Robien n'est pas cumulable avec :

· la réduction d'impôt pour investissement par les particuliers dans les DOM

· l'imputation des déficits fonciers provenant d'immeubles situés en secteurs sauvegardés ou d'immeubles historiques.

  • Robien recentré - Logement

La loi portant engagement national pour le logement a aménagé le dispositif Robien pour les investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006 (aussi bien pour les investissements dans le secteur du logement que dans les parts de SCPI).
Cet aménagement impacte les modalités de calcul de l'amortissement du logement et des travaux, non les conditions d'application du dispositif qui demeurent les mêmes.

Investissements concernés

Le dispositif Robien recentré s'applique :

· aux logements neufs acquis depuis le 1er septembre 2006.

Il s'agit des logements acquis neufs depuis le 1er septembre 2006, des logements acquis en l'état futur d'achèvement pour lesquels l'achèvement intervient à compter du 1er septembre 2006 et des logements issus de travaux de transformation réalisés par l'acquéreur d'un local à usage autre que l'habitation pour lesquels l'achèvement des travaux de transformation intervient à compter du 1er septembre 2006.

· aux logements à réhabiliter acquis depuis le 1er septembre 2006,

· aux parts de SCPI souscrites depuis le 1er septembre 2006.

Conditions d'application du dispositif Robien recentré

Note

Les conditions d'application du dispositif Robien recentré étant les mêmes que celles applicables aux investissements réalisés avant le 1er septembre 2006, nous renvoyons, pour obtenir plus précision sur ces conditions aux développements consacrés au dispositif Robien classique.

A l'instar du dispositif Robien classique, le bénéfice de l'amortissement est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l'année d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
Cette option est irrévocable pour le logement considéré et comporte l'engagement du propriétaire de louer le logement nu pendant au moins neuf ans à usage d'habitation principale à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal. La location du logement consentie à un organisme public ou privé qui le donne en sous-location nue à usage d'habitation principale à une personne autre que le propriétaire du logement, son conjoint ou les membres de son foyer fiscal, ne fait pas obstacle au bénéfice de la déduction, à la condition que cet organisme ne fournisse aucune prestation hôtelière ou parahôtelière.

Cette location doit prendre effet dans les 12 mois qui suivent la date d'achèvement de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
Cet engagement prévoit, en outre, que le loyer ne doit pas excéder un plafond fixé par décret.
La déduction au titre de l'amortissement n'est pas applicable aux revenus des immeubles dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété du bien ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l'un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire du bien ou titulaire de son usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif prévu au présent h pour la période restant à courir à la date du décès.

Note

Le dispositif s'applique dans les mêmes conditions lorsque l'immeuble est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés autre qu'une SCPI, à la condition que le porteur de parts s'engage à conserver la totalité de ses titres jusqu'à l'expiration de l'engament de location de 9 ans pris par la société.

Amortissement

Pour les investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006, dans le cadre du dispositif Robien recentré, l'amortissement est égal à :

- 6 % du prix de revient du logement pour les 7 premières années,

- 4 % de ce prix pour les 2 années suivantes.

Il n'est pas possible de proroger cette période initiale d'amortissement de 9 ans sauf en cas d'option pour le dispositif Borloo neuf qui suppose des engagements supplémentaires, notamment en terme de loyers et de ressources du locataire.
Le prix de revient, base de l'amortissement, s'entend :

· en cas d'acquisition d'un logement neuf ou en l'état futur d'achèvement, du prix d'achat majoré de certains frais (honoraires du notaire, TVA, droits d'enregistrement…) ;

· en cas d'acquisition d'un immeuble inachevé du prix d'achat du local majoré de certains frais et du prix des travaux d'achèvement de la construction ;

· en cas de construction du prix du terrain et du prix payé pour la construction du logement (prix d'achat des matériaux, mémoires des entrepreneurs, salaires des ouvriers et charges sociales… et autres frais généraux qui ne constituent pas des charges déductibles des revenus fonciers) ;

· en cas de transformation d'un local en logement, du prix d'acquisition du local majoré des frais d'achat et du coût des travaux de transformation (dépenses de reconstruction, d'agrandissement, de réparation et d'amélioration),

· en cas de réhabilitation d'un logement non décent : du prix d'acquisition du logement majoré des frais afférents à l'acquisition ( honoraires de notaires, commissions versées à des intermédiaires, droits de timbre, droits de mutation à titre onéreux) et du coût des travaux de réhabilitation et des frais y afférent. Il est tenu compte notamment des prestations d'études, d'organisation et de suivi des travaux de réhabilitation et des frais liés à l'établissement des états et attestations
à fournir pour bénéficier du dispositif Robien.

Attention

La perception de subventions versées par l'ANAH afin de financer des travaux ouvrant droit à la déduction au titre de l'amortissement Robien est neutre du point de vue fiscal. Ces subventions ne doivent pas non plus être déduites de la base imposable de l'amortissement. Elles ne sont pas non plus  imposables entre les mains du contribuable qui les perçoit.

La période d'amortissement débute le premier jour du mois :

· de l'acquisition du logement, en cas d'achat d'immeuble neuf ;

· de son achèvement, en cas de construction ou d'acquisition d'immeuble inachevé ou en l'état futur d'achèvement ;

· de l'achèvement des travaux, en cas de transformation d'un local en logement ou de réalisation de dépenses de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration ou de réhabilitation.

Attention

L'amortissement peut être déduit même si le logement n'est pas loué. La loi laisse en effet au bailleur un délai de 12 mois à compter de l'achèvement du logement ou de son acquisition (si elle est postérieure) pour mettre le bien en location. Avant toute déduction de l'amortissement, il est possible de déduire les intérêts d'emprunt versés, dès l'acquisition (le plus souvent sur plan), à l'établissement de crédit.

Pour en savoir plus

Amortissement des parts de SCPI

Conséquences de l'option

Travaux

Lorsque l'option pour l'amortissement a été pratiquée :

· les dépenses de reconstruction et d'agrandissement ouvrent droit à la déduction d'un amortissement égal à 6 % de leur montant pendant 7 ans et à 4 % de ce montant pour les 2 années suivantes. La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois d'achèvement des travaux et le propriétaire doit s'engager à louer le logement dans les conditions ci-dessus pendant une nouvelle durée de 9 ans ;

· les dépenses d'amélioration ne sont pas déductibles immédiatement mais ouvrent droit à la déduction d'un amortissement au taux de 10 % pendant dix ans. La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois d'achèvement des travaux.

Déduction forfaitaire

Dans le cadre du régime Robien recentré, les bailleurs ne peuvent bénéficier d'une déduction forfaitaire que pour les investissements réalisés en ZRR : la déduction est alors fixée au taux de 26 %.

Non cumul

Pour un même logement, l'amortissement Robien n'est pas cumulable avec :

· la réduction d'impôt pour investissement par les particuliers dans les DOM

· l'imputation des déficits fonciers provenant d'immeubles situés en secteurs sauvegardés ou d'immeubles historiques.

  • Robien recentré SCPI

La loi portant engagement national pour le logement a aménagé le dispositif Robien pour les investissements réalisés à compter du 1er septembre 2006 (aussi bien pour les investissements dans le secteur du logement que dans les parts de SCPI).
Cet aménagement impacte les modalités de calcul de l'amortissement des parts, non les conditions d'application du dispositif qui demeurent les mêmes.

Investissements concernés

Le dispositif Robien recentré s'applique aux parts de SCPI souscrites depuis le 1er septembre 2006.
Comme pour le dispositif Robien classique, la déduction, qui n'est pas applicable aux revenus des titres dont le droit de propriété est démembré, est subordonnée à la condition que 95 % de la souscription serve exclusivement à financer un investissement éligible au dispositif Robien. Le produit de la souscription annuelle doit être intégralement investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture de celle-ci.

En outre, la société doit prendre l'engagement de louer le logement nu à usage d'habitation principale à une personne autre qu'un associé de la SCPI ou un membre de son foyer fiscal pendant une durée de 9 ans dans les conditions et limites prévues pour le dispositif “Robien logement recentré”.
L'associé doit s'engager à conserver la totalité de ses titres jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société.
L'amortissement s'applique sur option irrévocable exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l'année de la souscription.

Amortissement

Ce qui différencie le dispositif Robien SCPI classique du Robien SCPI recentré ce sont les modalités de calcul et la durée de l'amortissement.
L'amortissement déductible est calculé sur la base de 95 % du montant de la souscription en numéraire au taux de :

· 6 % pour les 7 premières années,

· et à 4 % pour les 2 années suivantes.

La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois qui suit celui de la souscription.
Cette période d'amortissement ne peut pas être prorogée sauf dans le cadre du dispositif Borloo neuf (sous réserve du respect de conditions de loyer plus strictes et du plafonnement des ressources du locataire).
En cas de non-respect des conditions de location ou de cession du logement ou des parts, les déductions pratiquées pendant l'ensemble de la période triennale sont remises en cause dans les conditions de droit commun.

Robien - Amortissement des parts de SCPI

Nouveautés

Les avantages fiscaux des investissements Robien réalisés depuis le 1er septembre 2006 ont été réduits au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social.

Contrairement au dispositif Besson neuf, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) sont exclues de la déduction au titre de l'amortissement Robien.
En revanche, le dispositif Robien prévoit une déduction spécifique au titre de l'amortissement pour les souscripteurs en numéraire de parts de SCPI. Les personnes physiques qui souscrivent en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de SCPI depuis le 3 avril 2003, peuvent bénéficier d'un amortissement de ces parts.

Ce ne sont donc plus les sociétés qui bénéficient de l'amortissement mais les associés directement.
Ce dispositif permet aux associés de SCPI de pratiquer une déduction au titre de l'amortissement sur 95 % du montant de la souscription versée en numéraire pour financer un investissement pour lequel les conditions d'application de la déduction “Robien logement” sont réunies.

Nouveautés

Les avantages fiscaux des investissements Robien réalisés depuis le 1er septembre 2006 ont été réduits au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social.

Personnes concernées

Le bénéfice de l'amortissement est réservé aux contribuables dont la quote-part de revenus provenant de la souscription au capital d'une SCPI est imposée dans la catégorie des revenus fonciers.
Les parts de SCPI doivent avoir été souscrites dans le cadre de la gestion du patrimoine privé du contribuable.

Cas particuliers

Parts sociales dont le droit de propriété est démembré
La déduction au titre de l'amortissement n'est pas applicable aux revenus des titres de sociétés de placement immobilier dont le droit de propriété est démembré.
Lorsque le démembrement du droit de propriété des parts sociales intervient après la date de la prise de l'engagement de conservation des parts, l'avantage est remis en cause. Toutefois, l'administration fiscale admet, lorsque le démembrement résulte du décès de l'un des époux soumis à imposition commune, que le conjoint survivant titulaire de l'usufruit puisse demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du régime de déduction au titre de l'amortissement pour la période restant à courir à la date du décès.

Indivision
La souscription de parts acquises en indivision ouvre droit à la déduction au titre de l'amortissement si toutes les conditions sont respectées. Chaque indivisaire déduit des produits lui revenant la fraction de l'amortissement correspondant à sa quote-part indivise. Ils doivent s'engager conjointement à conserver leurs parts sociales jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société.
Lorsque l'événement à l'origine de l'indivision intervient après la date de la prise de l'engagement de conservation des parts, la déduction au titre de l'amortissement des logements est remise en cause sous réserve de certaines exceptions et, en toute hypothèse, cesse de s'appliquer pour l'avenir. Il en est ainsi même si l'indivision résulte du décès de l'un des époux soumis à imposition commune. En effet, si dans ce dernier cas le conjoint survivant devient titulaire d'une quote-part indivise, il ne peut pas demander la reprise à son profit du régime de la déduction au titre de l'amortissement.

Souscriptions concernées

L'avantage fiscal est réservé aux souscriptions de parts de SCPI réalisées depuis le 3 avril 2003 qui ont pour objet exclusif l'acquisition et la gestion d'un patrimoine immobilier locatif à l'exclusion de toutes souscriptions de parts d'autres types de sociétés (société civile d'attribution, société civile de location). La souscription au capital de SCPI à capital variable ne peut ouvrir droit à l'avantage fiscal même si les autres conditions sont remplies.

L'investissement doit consister en la souscription de parts en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de SCPI. Il s'agit donc exclusivement des souscriptions dont le montant est libéré en espèces, par chèque ou par virement (y compris par incorporation au capital de sommes laissées en compte courant). Sont en revanche exclues du bénéfice de l'avantage fiscal les souscriptions de parts émises en rémunération d'apports en nature.

95% du produit de cette souscription doivent exclusivement être destinés à financer un investissement éligible à la déduction au titre de l'amortissement “Robien” (c'est-à-dire un investissement répondant aux conditions tenant au logement et à la location).
La condition d'affectation de 95 % de la souscription s'apprécie sans tenir compte des frais de collecte. Par ailleurs, il convient de retenir pour l'appréciation de la condition d'affectation, la partie de la rémunération de la société de gestion destinée à couvrir les frais de recherche des investissements et usuellement fixée à 5 % du montant des souscriptions.

Exemple

Pour une souscription de 1 000 € incluant 50 € de frais de collecte et 50 € de frais de recherche des investissements, la condition de 95 % s'apprécie en retenant un montant de 950 €. La condition est donc réputée satisfaite si la société affecte plus de 902,50€ de la souscription à un investissement pour lequel les conditions du “Robien logement” sont réunies.
Le produit de la souscription annuelle doit être investi dans sa totalité dans les 18 mois qui suivent la clôture de la souscription. L'affectation de la totalité de la souscription est considérée comme réalisée lorsque 95 % du montant des souscriptions a été employé dans l'acquisition, la construction ou la rénovation d'immeubles et que ces opérations ont fait l'objet de la part de la SCPI d'un engagement définitif des sommes.

Engagement de la société et des associés

Engagement de la société

La société doit prendre l'engagement de louer le logement nu à usage d'habitation principale à une personne autre qu'un associé de la SCPI ou un membre de son foyer fiscal pendant une durée de 9 ans dans les conditions et limites prévues pour le dispositif “Robien logement”.
La durée de location de 9 ans est calculée de date à date à compter de la prise d'effet du bail initial de chacun des immeubles mis en location.

L'engagement de la société est constaté sur l'attestation annuelle lors du dépôt de la déclaration des résultats de l'année au titre de laquelle ont été réalisées les souscriptions.
Elle doit fournir chaque année, avant le 31 mars, à ses associés une attestation annuelle comportant notamment l'engagement de location et l'attestation que 95 % de la souscription servent exclusivement à financer un investissement éligible à l'amortissement Robien. L'associé doit joindre un exemplaire de cette attestation à sa déclaration de revenus.

Option du souscripteur

La déduction au titre de l'amortissement “Robien SCPI” ne s'applique que si le contribuable en fait la demande. Cette option doit être exercée lors du dépôt de la déclaration de revenus de l'année de la souscription.
L'option résulte de l'engagement du porteur de parts de conserver la totalité de ses titres jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société. Cet engagement est joint à la déclaration de revenus de l'année au titre de laquelle les parts ont été souscrites ou acquises.

L'engagement de conservation des titres doit être joint à la déclaration des revenus de l'année au titre de laquelle les parts ont été souscrites. Ils doivent également joindre chaque année à leur déclaration un exemplaire de l'attestation remise par leur société.
Lorsqu'une même souscription est affectée à la réalisation de plusieurs investissements, l'engagement de location doit être pris distinctement pour chaque logement. Ainsi, la période d'engagement de conservation des parts expire au terme de celle couverte par l'engagement de location afférent au dernier des logements acquis au moyen de la souscription et mis en location par la société.

Si l'associé cède tout ou partie de ses parts avant l'expiration de la période couverte par son engagement de conservation des titres, l'avantage fiscal est remis en cause en totalité.

Cas particuliers

Fusions de SCPI
L'échange de droits sociaux résultant de la fusion de SCPI, présente un caractère intercalaire et ne constitue pas un cas de rupture de l'engagement de conservation des parts.
Changement de situation de famille en cours d'engagement
Lorsque le transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l'un des époux ou partenaires soumis à imposition commune, l'administration fiscale admet que le conjoint (ou partenaire) survivant, attributaire du bien en pleine propriété ou titulaire de son usufruit, puisse demander la reprise à son profit du dispositif. Son engagement de location est limité à la fraction du délai restant à courir à la date de la transmission à titre gratuit. Les amortissements pratiqués par le couple soumis à imposition commune ne sont pas remis en cause, que le conjoint survivant opte ou non pour la reprise de l'engagement.

En cas de mariage, divorce de séparation ou de sortie du foyer fiscal d'une personne jusque là à charge et propriétaire des parts faisant l'objet de l'amortissement, au cours de la période d'engagement de conservation des titres, l'administration fiscale admet que le nouveau contribuable (l'ex-époux attributaire des titres qui font l'objet de l'amortissement, en cas de divorce, ou la personne, précédemment à charge, propriétaire des titres) puisse demander la reprise à son profit du dispositif, dans les mêmes conditions que le conjoint survivant. S'il ne demande pas cette reprise, les amortissements pratiqués par l'ancien contribuable font l'objet d'une remise en cause.

Calcul et conséquences de l'amortissement

Nouveautés

Les avantages fiscaux des investissements Robien réalisés depuis le 1er septembre 2006 ont été réduits au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social.

Calcul de l'amortissement

L'amortissement est calculé que sur la base de 95 % du montant de la souscription.
La période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois qui suit celui de la souscription. L'associé n'a pas à attendre l'acquisition du logement ou son achèvement.
L'amortissement est égal à

· 8 % du prix de revient du logement pour les 5 premières années,

· 2,5 % de ce prix pour les 4 années suivantes,

En cas de poursuite, de reconduction ou de renouvellement du bail à l'issue de la période couverte par l'engagement de location et tant que les conditions de loyer sont remplies, le propriétaire peut, par période de 3 ans et pendant une durée maximale de 6 ans, demander la prolongation de la période d'amortissement, toujours au taux de 2,5 %. Ces dispositions s'appliquent également en cas de changement du titulaire du bail.

Pour les souscriptions réalisées à compter du 1er septembre 2006 la loi portant engagement national pour le logement modifie ce mode d'amortissement. L'amortissement est égal à :

- 6 % du prix de revient du logement pour les 7 premières années,

- 4 % de ce prix pour les 2 années suivantes,

Lorsque le point de départ de la période d'amortissement a lieu après le 31 janvier de l'année d'imposition, les première et dernière annuités d'amortissement sont réduites prorata temporis. Il en est de même la sixième année compte tenu de la baisse de 8 % à 2,5 % du taux de la déduction (ou la 8ème année compte tenu de la baisse de 6 % à 4 % du taux de la déduction), et le cas échéant, l'année de reprise de l'engagement par le conjoint survivant.

Exemple

Un contribuable souscrit des parts de SCPI pour 100 000 € le 20 septembre 2003. La base de la déduction au titre de l'amortissement s'élève à 95 000 € (95 % du montant de la souscription). Les déductions opérées sont les suivantes :

· 2003 (première année) : 95 000 x 8 % x 3/12 = 1 900 €

· 2004 à 2007: 95 000 x 8 % = 7 600 €

· 2008 (sixième année) (95 000 x 8 % x 9/12) + (95 000 x 2,5 % x 3/12) = 6 294 €

· 2009 à 2011 : 95 000 x 2,5 % = 2 375 €

· 2012 (dixième année) : 95 000 x 2,5 % x 9/12 = 1 781 €

Total des déductions effectuées :
1 900 € + (4 x 7 600 €) + 6 294 € + (3 x 2 375 €) + 1 781 € = 47 500 €
soit 50% de 95% du prix d'acquisition des parts.

Conséquences sur le régime fiscal de la SCPI et de ses associés

Déduction forfaitaire

· Revenus perçus à compter du 1er janvier 2006

Pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2006, la déduction forfaitaire pour frais divers est supprimée.

· Revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005

Le taux de la déduction forfaitaire sur les revenus fonciers perçus par la société passait de 14 % (taux de droit commun) à 6 %. Cette baisse de la déduction forfaitaire était applicable à l'ensemble des revenus fonciers perçus par la société. Elle était opposable à l'égard de tous les associés (même ceux n'ayant pas opté pour l'amortissement Robien).
La baisse du taux de la déduction forfaitaire n'était pas définitive. La déduction forfaitaire au taux de droit commun était à nouveau applicable après l'expiration des périodes couvertes par l'engagement de location de la société pour le dernier investissement réalisé au moyen de la souscription.

Attention

L'application de la déduction forfaitaire de 26 % (40 % pour les revenus perçus avant le 1er janvier 2006) pour les logements Robien en ZRR n'est pas applicable en cas d'investissement par le biais de SCPI.

Non cumul avec d'autres avantages fiscaux

Pour un même logement, l'amortissement Robien des parts de SCPI n'est pas cumulable avec :

· la réduction d'impôt pour investissement par les particuliers dans les DOM,

· l'imputation sur le revenu global des déficits fonciers provenant d'immeubles situés en secteurs sauvegardés ou d'
immeubles historiques ou assimilés,

· le régime du micro-foncier. Cette exclusion cesse de s'appliquer au terme de la période d'engagement de location de neuf ans du dernier logement acquis au moyen de la souscription,

· la déduction forfaitaire de 26 % (40 % pour les revenus perçus avant le 1er janvier 2006) ou de 46 % (60 % pour les revenus perçus avant le 1er janvier 2006).

Conseil

L'investissement en parts de SCPI présente un certain nombre d'avantages : l'investisseur peut commencer à bénéficier de la déduction de l'amortissement dès la souscription de parts (dès le versement des fonds) sans devoir attendre l'achèvement de l'immeuble ou des travaux. Il n'a pas à se préoccuper de la gestion de l'investissement (supportée par la SCPI) et les risques sont mutualisés. En revanche, l'investissement par le biais de la SCPI présente quelques inconvénients : l'amortissement n'est calculé que sur 95 % du montant de l'investissement et les parts (qui doivent être conservées jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société), sont très difficiles à revendre car peu rentables. Il faut donc attendre la dissolution de la SCPI pour en sortir sans être trop perdant.

Nouveautés

Les avantages fiscaux des investissements Robien réalisés depuis le 1er septembre 2006 ont été réduits au profit du nouvel amortissement Borloo neuf réservé au locatif social.

Obligations déclaratives des contribuables et des sociétés

Obligations des associés

Les porteurs de parts doivent s'engager à conserver les parts jusqu'à l'expiration de la période couverte par l'engagement de location de la société. Cet engagement est constaté lors du dépôt de la déclaration des revenus au titre de laquelle les parts ont été souscrites.
Les associés doivent également joindre à chacune de leurs déclarations des revenus un exemplaire de l'attestation fournie par la société, ainsi que les modalités de décompte de la déduction au titre de l'amortissement.

Pendant la durée d'application de la déduction de l'amortissement, les associés joignent à chacune de leurs déclarations des revenus un exemplaire des documents remis par la société ainsi que les modalités de décompte de la déduction au titre de l'amortissement.

Obligations des sociétés - Fourniture d'une attestation annuelle

Avant le 31 mars de chaque année, la SCPI doit faire parvenir à ses associés un document établi en double exemplaire comportant les éléments suivants :

· l'identité et l'adresse de l'associé ;

· le nombre et les numéros des parts ou actions souscrites pour lesquelles le bénéfice de la déduction est demandé ainsi que le montant du capital souscrit correspondant ;

· la date de souscription des parts ou actions et du versement des fonds ;

· le nombre et les numéros des parts détenues au 1er janvier et au 31 décembre et, le cas échéant, des parts souscrites, acquises et transmises, au cours de l'année ainsi que la date de ces opérations ;

· l'attestation que 95 % de la souscription pour laquelle le bénéfice de la déduction a été demandé, servent exclusivement à financer un investissement pour lequel les conditions d'application du dispositif Robien sont réunies ;

· la nature des investissements réalisés au moyen des parts ou actions souscrites pour lesquelles le bénéfice de la déduction a été demandée, l'adresse des logements concernés, leur date d'acquisition ou d'achèvement, la date de leur première location et la surface à prendre en compte pour l'appréciation du plafond de loyer ;

· l'attestation que le produit de la souscription annuelle est intégralement investi dans les dix-huit mois qui suivent la clôture de celle-ci ;

· l'engagement par la société de louer le logement dans les conditions et limites prévues pour bénéficier de l'amortissement. La société doit également indiquer le montant du loyer mensuel, charges non comprises, tel qu'il résulte du bail.

Déclaration n° 2044 spéciale

Le montant de l'amortissement des parts de SCPI doit être mentionné ligne 113 de la déclaration n° 2044 spéciale. Il faut également remplir le tableau d'amortissement lignes 850 et suivantes de la même déclaration.
Ligne 852 : la période d'amortissement a pour point de départ le premier jour du mois qui suit celui de la souscription. L'associé n'a pas à attendre l'acquisition du logement ou son achèvement.
Obligations déclaratives des associés
Les associés doivent joindre à chacune de leurs déclarations des revenus un exemplaire de l'attestation annuelle remise par la SCPI avant le 31 mars de chaque année.

Remise en cause de l'avantage fiscal

Cas de remise en cause

Les déductions pratiquées au titre de l'amortissement  Robien SCPI” font l'objet d'une reprise lorsque le bénéficiaire ne remplit pas son engagement (notamment lorsque l'associé ne respecte pas son engagement de conservation des parts) ou lorsque la société ne respecte pas son engagement de location.
En outre, la location du logement acquis au moyen de la souscription à un associé ou un membre de son foyer fiscal entraîne la reprise de l'amortissement pratiqué par ce seul associé au titre de l'intégralité du montant de la souscription.

Le non-respect de l'objet social exclusif de la SCPI entraîne la remise en cause du bénéfice de l'avantage fiscal dont l'associé a pu bénéficier (attribution aux associés, au terme de la période d'engagement de conservation des titres, de la propriété des biens acquis ou construits au moyen des souscriptions de titres).
Les exceptions prévues pour le “Robien logement” sont applicables aux associés de SCPI.

Modalités de remise en cause

La rupture par l'associé de son engagement de conservation des parts ou par la société de son engagement de location entraîne la réintégration au titre de l'année au cours de laquelle elle intervient, des amortissements déduits au cours de la période couverte par l'engagement de l'associé dans les conditions de droit commun :

· le revenu foncier des années au titre desquelles une déduction au titre de l'amortissement a été pratiquée est majoré du montant de cette déduction ;

· pour la détermination de ce revenu foncier, la déduction forfaitaire est portée à 14 % (cette déduction est supprimée pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2006).

Le système du quotient n'est pas applicable au “Robien-SCPI”.
En cas de non respect des conditions de détention par le bénéficiaire de l'avantage ou des conditions de location ou de cession du logement par la société au cours des deux périodes triennales, seules les déductions pratiquées au cours de la période triennale sont remises en cause pas celles  pratiquées au cours de la période normale d'amortissement, ni, le cas échéant, celles afférentes à la période triennale précédente. Les droits supplémentaires sont assortis de l'intérêt de retard.

Le caractère intercalaire reconnu aux fusions de SCPI  a pour effet de ne pas remettre en cause le bénéfice de l'avantage lorsque l'immeuble acquis par la société est transféré dans le patrimoine de la société absorbante ou de la nouvelle société.

  • Dispositif Besson - Dispositions générales

Nouveautés

La loi portant engagement national pour le logement a supprimé le dispositif Besson ancien pour les baux conclus à compter du 1er octobre 2006.

Le statut du bailleur privé conventionné (dispositif Besson) comporte deux dispositifs permanents d'incitation fiscale en faveur :

· d'une part des logements anciens. Pour ces logements, l'avantage prend la forme d'une déduction forfaitaire de 26 % pendant une période minimale de 6 ans. Elle n'applique qu'aux baux conclus jusqu'au 30 septembre 2006,

· et d'autre part des  logements neufs acquis avant le 3 avril 2003. L'avantage consiste alors en une déduction au titre de l'
amortissement égale à 8 % du prix d'acquisition ou de revient du logement pendant les 5 premières années et à 2,5 % les 4, 7 ou 10 années suivantes.

Remarque

Le dispositif Besson neuf est supprimé pour les logements acquis depuis le 3 avril 2003. Il est remplacé par le dispositif Robien qui reprend en l'allégeant, le dispositif Besson neuf (nouvelle catégorie d'investissement éligible, suppression des conditions de ressources des locataires, majoration des plafonds de loyers, redéfinition du zonage..).
Pour les logements acquis neufs entre le 1er janvier 2003 et le 3 avril 2003 et bénéficiant du dispositif Besson, les bailleurs ont le choix de se placer sous le régime plus favorable Robien.

Les propriétaires de logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement du 1er janvier 1999 au 2 avril 2003 peuvent bénéficier d'une déduction au titre de l'amortissement de leur bien à condition de s'engager à louer ce dernier nu, pendant une période de 9 ans à un locataire qui en fait son habitation principale. Les ressources du locataire doivent être inférieures à certaines limites et le loyer ne doit pas excéder un plafond.
Ce régime permet d'amortir le bien jusqu'à 65 % de sa valeur sur 15 ans.
Le taux de la déduction forfaitaire, supprimée pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2006, est ramené à 6 % pendant la période d'amortissement du logement. Les dépenses de reconstruction, d'agrandissement et d'amélioration doivent, pendant cette même période, être amorties.

Qui peut bénéficier de l'amortissement ?

Le régime d'amortissement Besson est ouvert :

· aux personnes physiques imposables dans la catégorie des revenus fonciers au titre des revenus issus de la location. Les biens donnés en location et inscrits à l'actif d'une entreprise individuelle n'ouvrent pas droit à la déduction de l'amortissement,

· aux porteurs de parts de sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés. Seules les sociétés immobilières transparentes, ainsi que les sociétés (SCI, SCPI …) pour lesquelles les associés sont imposés directement dans la catégorie des revenus fonciers, peuvent bénéficier du dispositif d'amortissement Besson.

Quels logements ?

Nature du logement

Les logements doivent être situés sur le territoire métropolitain ou dans les DOM.
Seuls les locaux à usage d'habitation sont concernés.
Les locaux mixtes ne peuvent, en principe, ouvrir droit au bénéfice de ces avantages fiscaux. L'administration fiscale admet, toutefois, que la partie du logement louée à usage d'habitation principale ouvre droit à l'un ou l'autre des avantages fiscaux si le local est affecté à l'habitation pour les ¾ au moins de sa superficie.

Les dépendances (garages, caves, etc.) immédiates et nécessaires sont concernées lorsqu'elles sont situées dans le même immeuble ou ensemble immobilier que le logement, sont louées au locataire du logement et occupées par l'occupant du logement.
Sont exclus du régime de cet amortissement les immeubles et les titres dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, en cas de décès d'un propriétaire marié soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire de la propriété de l'immeuble ou des titres ou titulaire de l'usufruit de ces biens, peut demander la reprise à son profit du dispositif d'amortissement pour la période restant à courir.

Attention

Pour un même logement, l'option pour l'amortissement est exclusive du régime simplifié micro-foncier  et de la réduction d'impôt pour investissements immobiliers réalisés outre-mer.

Date d'acquisition

Le bénéfice du dispositif Besson est réservé aux logements acquis entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 :

· logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003,

· logements que le contribuable fait construire et qui font l'objet, entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003, d'une déclaration d'ouverture de chantier,

· locaux affectés à un usage autre que l'habitation acquis entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 et que le contribuable transforme en logements,

· logements acquis réhabilités entre le 1er janvier 1999 et le 2 avril 2003 dès lors que leur acquisition entre dans le champ d'application de la TVA.

Attention

Le dispositif Besson neuf est supprimé pour les logements acquis depuis le 3 avril 2003. Il est remplacé par le nouveau dispositif Robien. Ce régime Robien s'applique également, sur option du bailleur, aux logements neufs acquis depuis le 1er janvier 2003.
Le dispositif Besson neuf continue à s'appliquer aux logements acquis avant le 3 avril

Engagement de location ou de conservation des parts

Le propriétaire doit s'engager à louer le logement :

· en location nue pendant une période d'au moins 9 ans,

· à un locataire qui n'est pas membre de son foyer fiscal et dont les ressources n'excèdent pas certaines limites,

·  pour un loyer n'excédant pas un certain plafond.

Lorsque l'immeuble appartient à une société, c'est cette société qui souscrit cet engagement et l'associé doit s'engager à conserver ses parts.

Effets du dispositif d'amortissement

Suivant la durée de la période d'application du dispositif Besson neuf, le propriétaire bénéficiera d'un amortissement à hauteur de 50 % (9 ans), 57,5 % (12 ans) ou 65 % (15 ans) de la valeur de son bien.
Pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005, le taux de la déduction forfaitaire était ramené à 6 % pendant la période d'amortissement du logement. En revanche, contrairement au régime de l'amortissement “PERISSOL”, la déduction forfaitaire était calculée au taux de droit commun (14 %) à l'expiration de la période d'amortissement.

Les déductions de 6 % et de 14 % sont supprimées pour les revenus perçus depuis le 1er janvier 2006.
Sous réserve du respect des conditions de loyer et de ressources du locataire, le propriétaire peut demander, à l'expiration de cette période et avant le 1er octobre 2006, l'application de la déduction forfaitaire de 26 % (40 % pour les revenus perçus avant le 1er janvier 2006). Peu importe à cet égard qu'il y ait ou non changement de titulaire du bail.

Sanctions applicables en cas de non-respect de ces conditions

Le revenu net foncier de l'année au cours de laquelle l'une des conditions d'application du dispositif n'est plus respectée, est majoré du montant des amortissements déduits.
Toutefois, l'imposition est atténuée, la fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration bénéficiant d'un système de quotient : elle est divisée par le nombre d'années civiles pendant lesquelles l'amortissement a été déduit et le résultat est ajouté au revenu net global de l'année de la rupture de l'engagement. L'impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d'années utilisé pour déterminer le quotient.

Aucune remise en cause n'est cependant effectuée en cas d'invalidité, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l'un des époux soumis à imposition commune.

Remarque

Si une des conditions cesse d'être respectée au cours d'une période triennale de prorogation, seuls les amortissements pratiqués au cours de cette période sont remis en cause.

  • Logements anciens

Nouveautés

La loi portant engagement national pour le logement a supprimé le dispositif Besson ancien pour les baux conclus à compter du 1er octobre 2006.

Les propriétaires peuvent bénéficier d'une déduction forfaitaire de 26 % (40 % pour les revenus perçus jusqu'au 31 décembre 2005) pour les revenus d'immeubles anciens donnés en location sous certaines conditions avant le 1er octobre 2006.
Cette déduction s'applique, sous les conditions suivantes, aux revenus des 6 premières années de location des baux conclus avant le 1er octobre 2006.

Note

Les bailleurs ne peuvent plus bénéficier pour la première fois du dispositif “Besson ancien” pour les baux conclus à compter du 1er octobre 2006. Ce dispositif reste toutefois applicable après le 1er octobre 2006 aux baux conclus avant cette date et il demeure possible de le proroger par périodes de 3 ans tant que la condition tenant au montant du loyer demeure remplie en cas de poursuite, de reconduction ou de renouvellement du contrat de location avec le même locataire.

Logements éligibles

Il s'agit des logements situés sur le territoire métropolitain ou dans les DOM qui ne peuvent donner lieu ni à la déduction de l'amortissement “PERISSOL” ni à celle du nouveau dispositif d'amortissement “Besson”, c'est-à-dire, en pratique, les logements autres que neufs et qui répondent à certaines normes d'habitabilité.

Attention

Les logements qui ouvrent droit aux dispositifs Périssol ou Besson neuf pour lesquels le bailleur n'a pas exercé l'option ne peuvent pas bénéficier de la déduction forfaitaire majorée.

Engagement de location

Le contribuable doit s'engager à louer le logement nu pendant une durée de 6 ans au moins à des personnes qui en font leur habitation principale. Cet engagement doit être joint à la déclaration des revenus de la première année d'application du dispositif, accompagnée de certains justificatifs.
Lorsque la location est consentie par une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, il lui appartient de prendre cet engagement et les associés doivent également s'engager à conserver leurs parts jusqu'à l'expiration de l'engagement souscrit par la société.

La période de six ans est appréciée de date à date à partir de la date d'effet du bail initial.
L'engagement de location doit être joint à la déclaration des revenus de l'année au cours de laquelle prend effet la location dont les revenus bénéficient de la déduction forfaitaire de 26 % (40 % avant 2006). Il doit être formalisé par écrit sur l'imprimé n°2044 EB.
La location ne peut, en principe, pas être conclue avec :

· un membre du foyer fiscal,

· une personne occupant déjà le logement,

· un ascendant ou un descendant. Toutefois, il est désormais possible de mettre à disposition d'un ascendant ou d'un descendant un logement bénéficiant du dispositif “Besson”, sans remise en cause de l'avantage fiscal qui y est attaché. La déduction forfaitaire est simplement suspendue durant cette période.

La location du logement peut être consentie à un organisme public ou privé pour le logement à usage d'habitation principale de son personnel.
Lorsque l'immeuble est la propriété d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, qui le donne en location à un associé ou à un membre de son foyer fiscal, cet associé est exclu du bénéfice de l'amortissement.
La location du logement peut être consentie à un organisme public ou privé pour le logement à usage d'habitation principale de son personnel.

Loyer et conditions de ressources du locataire

L'engagement prévoit par ailleurs :

· que le loyer ne doit pas dépasser un certain plafond au mètre carré,

· et que les ressources du locataire, appréciées à la date de conclusion du bail, ne doivent pas excéder certaines limites.

Déduction forfaitaire

Pendant la période d'application du taux de déduction forfaitaire, le contribuable n'est pas autorisé à opter pour le régime simplifié d'imposition ou micro-foncier.
Si le bail est poursuivi, reconduit ou renouvelé, le bénéfice de la déduction est prorogé par périodes de 3 ans tant que la condition de loyer demeure remplie. Par ailleurs, le changement de locataire ne prive pas le propriétaire (ou l'associé) du bénéfice de la déduction forfaitaire de 26 % (40 % avant 2006), sous réserve que les conditions de loyer et de ressources du nouveau locataire soient respectées.

Remise en cause de la déduction forfaitaire

En cas de non-respect de l'un des engagements du propriétaire (ou de la société) ou en cas de cession du logement ou des parts sociales, le supplément de déduction forfaitaire fait l'objet d'une reprise au titre de l'année de la rupture de l'engagement ou de la cession.
Aucune reprise n'est toutefois appliquée en cas d'invalidité, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l'un des époux soumis à imposition commune.

Location en meublé

La location en meublé consiste à louer à titre habituel, ou non, des locaux (chambres ou appartements) meublés directement habitables par le locataire.

Intérêt du régime

La location en meublé est une forme de gestion du patrimoine immobilier particulière développée dans un but d'optimisation fiscale.
D'un point de vue fiscal, l'intérêt réside dans l'imposition des revenus provenant de cette location dans la catégorie BIC ce qui permet de bénéficier du régime du micro BIC dans le cadre duquel les revenus sont taxés après application d'un abattement forfaitaire représentatif des charges de 71 %.
Le loueur en meublé professionnel (LMP) peut opter pour le régime du réel et a alors la possibilité de déduire ses déficits de son revenu global. Il peut aussi amortir le local ainsi que le mobilier le garnissant, si ces biens sont inscrits à l'actif du bilan.
D'autre part, lorsque la location meublée est soumise à la TVA, il est possible de récupérer la TVA acquittée lors de l'acquisition de l'immeuble ou lors de travaux de rénovation.

De plus, ce type de location est moins contraignant juridiquement que la location classique soumise à une réglementation plus stricte (loyer, durée du bail, …).

Contenu du local

Le local doit disposer de tous les meubles et objets mobiliers nécessaires pour que le locataire puisse y résider en n'ayant que ses affaires personnelles à apporter.
Le mobilier présent doit être suffisant pour que le locataire y vive normalement. Parmi les meubles cités par la jurisprudence comme étant nécessaires à la qualification de location meublée, on trouve : la literie, des ustensiles de cuisine, le chauffage, des meubles de rangement, un réfrigérateur, une table, des chaises…

La taille du local influe aussi sur le mobilier devant être mis à la disposition du locataire. En effet, un appartement loué en meublé doit être entièrement équipé et cela est valable pour toutes les pièces le composant.

Conseil

La qualification de location meublée est sujette à de nombreux litiges avec l'administration. Pour éviter les difficultés, il est utile d'indiquer dans le contrat de location qu'il s'agit d'une location meublée car la volonté des parties est importante pour cette qualification.

Remarque

Les biens présents dans le local doivent être suffisant pour l'habitation mais l'apport de mobilier par le locataire n'est pas caractéristique d'un manque pour l'habitabilité et n'enlève en rien la qualification de location meublée. Le locataire est libre d'apporter son mobilier mais la location reste meublée si telle était sa qualification au départ.

Attention

Dans le cas d'une location meublée avec prestations annexes (repas, ménage, laverie…), si ces services deviennent la caractéristique principale de l'hébergement, il ne s'agit plus d'une activité de loueur en meublé. Cela a pour conséquence de changer les règles applicables, notamment pour l'imputation du déficit sur le revenu global qui nécessitera que l'un des membres du foyer fiscal participe personnellement, directement et de façon continue à l'activité de location en meublé.

  • Aspects juridiques de la location en meublé

La location en meublé est régie par le contrat de bail liant le loueur au locataire.

Qualité du local

Le loueur est tenu de fournir au locataire un logement décent correspondant aux normes minimales de confort et d'habitabilité.
Ainsi, le local doit répondre à certaines conditions en ce qui concerne l'équipement sanitaire, d'eau, d'énergie, de surface et de volume habitable.
De plus, le logement ne doit pas être frappé d'un arrêté d'insalubrité ou de péril.

Contrat de location

Nouveautés

La loi instituant le droit opposable au logement renforce, depuis le 7 mars 2007, le cadre juridique des loueurs en meublé en encadrant désormais l'augmentation des loyers.

Depuis le 20 janvier 2005, les loueurs en meublé, quel que soit le nombre de logements donnés en location meublés, doivent respecter certaines obligations visant à protéger le locataire. Il est impossible de déroger contractuellement à ces obligations. Ces règles sont applicables lorsque le local loué sert de résidence principale :

· le contrat de bail doit être écrit et pour une durée minimum de 1 an (cette durée peut être réduite à 9 mois pour les étudiants) ;

· à l'expiration du contrat, il est tacitement reconduit pour un an (sauf si le locataire est un étudiant auquel cas les clauses de reconduction tacite ne sont pas applicables) ;

· lorsque le contrat prévoit une révision du loyer, l'augmentation qui intervient chaque année à la date convenue entre les parties ou au terme de chaque année du contrat, ne peut dépasser la variation de l'IRL ;

· le bailleur ne voulant pas reconduire le bail doit prévenir le locataire avec un préavis de 3 mois et indiquer les raisons justifiant ce choix qui doivent constituer un motif légitime et sérieux c'est-à-dire soit pour occuper lui-même le bien, pour y loger sa famille, pour vendre le bien, ou enfin pour inexécution d'une obligation du locataire ;

· le bailleur voulant modifier les conditions de location doit prévenir le locataire avec un préavis de 3 mois. Si le locataire accepte les nouvelles conditions, le contrat est reconduit pour 1 an ;

· le locataire a la possibilité de résilier le contrat à tout moment mais en respectant un préavis d'un mois.

En plus du contrat de bail, deux documents peuvent être rédigés afin d'éviter d'éventuels contentieux :

· l'état des lieux doit être établi à l'entrée et au départ du locataire. Ce document détaille le logement ainsi que son équipement et indique leur qualité. Il permettra de réclamer des réparations aux locataires en cas de détérioration,

· l'inventaire du mobilier récapitulant l'ensemble des meubles et objets garnissant le local.

Tous ces documents doivent être signés par toutes les parties au contrat pour qu'ils soient valables et utilisables dans le cas d'un litige.
Bien sûr, le loueur peut se référer aux baux de droit commun afin de savoir quelles sont les clauses utiles dans ces contrats et de voir les stipulations habituelles.
Absence ou insuffisances du contrat de bail

Si aucun contrat n'est établi ou s'il ne règle pas certaines questions, alors, ce sont les règles du droit commun de la location et les usages locaux qui s'appliquent.

  • Location meublée professionnelle ou non professionnelle

La location en meublé peut se faire sous deux formes. Elle peut être professionnelle (LMP) ou non professionnelle (LMNP). Cette qualification engendre des différences quant aux obligations du bailleur ainsi que sur le régime fiscal lui étant applicable.
Est considéré comme loueur en meublé professionnel (LMP), le loueur qui :

· est inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS),

· et tire de l'activité de location en meublé un chiffre d'affaires annuel de 23 000 € minimum ou au moins 50 % des revenus
de son foyer.

Si l'une ou l'autre de ces conditions n'est pas remplie, le loueur est considéré comme non-professionnel (LMNP).

Inscription au Registre du commerce et des sociétés

En principe, pour être considéré comme professionnel, les loueurs en meublés doivent être inscrits au RCS. En pratique toutefois, cette condition est difficile à remplir car nombres de greffiers refusent l'inscription au RCS au motif que l'activité de loueur en meublé n'est pas une activité commerciale. L'administration fiscale admet donc de retenir la simple volonté d'inscription au RCS et non une inscription effective. La lettre de refus du greffe suffit à apporter la preuve de cette volonté.

Condition tenant au montant des recettes

Chiffre d'affaires annuel au moins égal à 23 000 €

Ce seuil de 23 000 € correspond au total des loyers TTC devant être perçus sur l'année d'imposition. On comptabilise les loyers échus, cela englobe les loyers effectivement encaissés et ceux qui sont encaissables.
Si le foyer fiscal comporte plusieurs membres se livrant à la location meublée le seuil de 23 000 € est apprécié au niveau de l'ensemble du foyer.
Ce seuil s'apprécie en tenant compte également des revenus tirés de la location en meublé d'immeubles situés à l'étranger, lorsque ces revenus sont imposables en France.

Remarque

Si l'activité commence ou s'arrête en cours d'année, le seuil de 23 000 € s'apprécie au prorata du nombre de jours d'exercice sur l'année.
Par exemple, si l'activité débute le 16 juin, l'activité est exercée pour l'année civile pendant 195 jours d'où un seuil à atteindre de :
23 000 € x (195/360) = 12 458 €.

Recette représentant au moins 50 % du revenu global

Si le loueur tire de son activité de location meublée moins de 23 000 € de recettes durant l'année, il peut être considéré comme professionnel si les revenus tirés de cette activité représentent plus de 50 % du revenu global net du foyer. Le revenu global est composé de la somme de tous les revenus nets catégoriels y compris ceux provenant de la location meublée.
Le revenu global de référence du foyer fiscal s'entend des revenus de tous les membres du foyer fiscal avant déduction d'éventuels déficits globaux, des charges pesant sur le revenu global ou des déficits antérieurs.

Remarque

Le seuil des recettes doit être apprécié au niveau de chaque associé lorsque l'activité de loueur en meublé est exercée par une société de personnes. A cette quote-part de recette il faut ajouter les loyers perçus directement par l'associé.
Si l'activité commence ou s'arrête en cours d'année, la comparaison doit être effectuée par rapport au revenu global ajusté prorata temporis en fonction de la durée de location.

Cas particuliers - Acquisition d'un bien en VEFA

L'administration a précisé que lorsqu'un bien est acheté en état futur d'achèvement et n'est pas livré la même année, l'investisseur ne peut se prévaloir de la qualité de loueur en meublé professionnel qu'à compter de l'exercice à la clôture duquel les conditions (inscription au RCS, perception de recettes annuelles au moins égale à 23 000 € ou à la moitié des revenus du foyer de l'investisseur) seront satisfaites. Ainsi, les dépenses engagées la première année (année de l'acquisition en VEFA) ne pourront pas générer un déficit déductible du revenu global. Le déficit résultant de ces dépenses (dont les frais d'acquisition qui représentent en règle générale 10 à 30 % du montant total de l'opération) ne pourra être qu'imputé sur les BIC non professionnels réalisés au cours de l'année et des 6 années suivantes, ce qui est particulièrement désavantageux. Mieux vaut donc s'assurer que la livraison du bien interviendra la même année que celle de l'acquisition.

Ce problème se pose également lorsque l'acquisition en VEFA intervient en début d'année et le début de la location en fin d'année. Le seuil de 23 000 € ou de 50 % des revenus est rarement atteint malgré la règle d'appréciation des recettes prorata temporis à partir du commencement de l'activité. La difficulté vient de la détermination du “commencement de l'activité” : l'administration fiscale n'a apporté aucune précision officielle à ce sujet : certains centres des impôts considèrent que le début de l'activité correspond au début de la location, ce qui semble logique, et dans ce cas les seuils de 23 000 € ou de 50 % des revenus peuvent être atteint sans difficulté. Or, d'autres centres prennent en compte la déclaration d'existence pour la TVA (or en matière de TVA, l'investisseur est considéré comme assujetti dès l'engagement des premières dépenses), soit en l'occurrence la date d'acquisition en VEFA : dans ces conditions, les seuils de 23 000 € ou de 50 % des revenus ne sont quasiment jamais atteints.

Régimes fiscaux de la location meublée

Qu'ils soient professionnels (LMP) ou non (LMNP), les loueurs en meublés sont imposés dans la catégorie des BIC (Bénéficies Industriels et Commerciaux). Le mode de détermination de leur résultat imposable est identique, la seule différence induite par la qualité professionnelle ou non du loueur est l'imputation des déficits.
Les loueurs en meublés peuvent être imposés selon 3 régimes différents en fonction de leur chiffre d'affaires. Selon qu'ils se situent dans l'un ou l'autre de ces régimes, ils doivent satisfaire à des obligations comptables plus ou moins contraignantes.

Le régime des micro-entreprises

Le régime des micro-entreprises est le régime de droit commun pour les loueurs dont les recettes annuelles imposables au titre de l'année précédente ne dépassent pas :

· 76 300 € s'agissant d'une activité de fourniture de logements, livraisons de biens et ventes à consommer sur place,

· 27 000 € pour les autres prestations de services.

Dans le cadre de ce régime, le résultat imposable est déterminé par application d'un abattement forfaitaire de :

· 71 % (avec un minimum de 305 €) s'agissant d'une activité de fourniture de logements, livraisons de biens et ventes à consommer sur place (72 % avant 2006),

· 50 % (avec un minimum de 305 €) pour les autres prestations de service (52 % avant 2006).

Si une prestation de service est associée à l'hébergement alors, le loueur est alors considéré exercer une activité mixte : fourniture de logement et prestations de services.
Lorsque l'activité est mixte, le régime micro ne s'applique que si le chiffre d'affaire global n'excède pas 76 300 € HT et si le chiffre d'affaires annuel afférents aux activités de prestations de services autres que la fourniture de logement n'excède pas 27 000 € HT. Les prestations de services ne permettent de bénéficier que d'un abattement de 50 %.

Il convient donc de ventiler les revenus selon qu'ils proviennent de la location ou des prestations annexes à la cette location. Les abattements de 71 % et 50 % ont un minimum de 305 € par abattement (soit 610 € en tout en cas d'activité mixte).

Conseil

Le seul inconvénient que présente ce régime est l'impossibilité de constater un déficit. Si l'activité du loueur en meublé est déficitaire, il doit impérativement opter pour un régime réel d'imposition pour pouvoir constater et imputer le cas échéant sur ses autres revenus le déficit ainsi constaté.

Le régime du réel simplifié

Le régime du réel simplifié est un régime obligatoire pour les loueurs qui ont des recettes annuelles imposables comprises entre 76 300 € et 763 000 € par an. Il s'applique sur option, aux loueurs dont les recettes sont inférieures et qui sont donc en principe soumis au régime micro-BIC.
Ce régime permet la déduction des charges supportées par le loueur pour leur montant réel.
L'option pour ce régime doit être exercée avant le 1er février de l'année au titre de laquelle le loueur souhaite se placer sous ce régime. L'option est valable pour une durée de 2 ans et elle est reconduite tacitement par périodes de 2 ans.

L'intérêt de ce régime par rapport au régime du réel normal est d'être moins contraignant en ce qui concerne les obligations comptables de l'entrepreneur.

Le régime du réel normal

Le régime du réel normal est optionnel pour le loueur qui est imposé au réel simplifié mais il est obligatoire pour celui qui réalise des recettes annuelles imposables supérieures à 763 000 € par an.
Comme le réel simplifié, le réel normal autorise une comptabilisation exacte de toutes les charges engendrées par l'activité. Ainsi, le bénéfice du loueur sera déterminé conformément à la réalité des coûts qu'il a supportés afin d'obtenir son résultat.

Attention

Pour adhérer à un centre de gestion agréé, l'entreprise doit absolument être inscrite au RCS mais cette inscription peut être refusée. Dans ce cas, il n'est pas certain que la lettre de refus du greffe suffit pour remplir la condition d'inscription comme elle suffit pour obtenir la qualité de loueur professionnel.

gestion du déficit fiscal du loueur meublé

L'utilisation du déficit fiscal de l'activité de location meublée n'est pas la même selon que le loueur est professionnel ou non.

Le loueur non professionnel (LMNP)

Le loueur non professionnel ne peut déduire son déficit que sur ses bénéfices industriels et commerciaux de la même année ou des 6 années suivantes.

Le loueur professionnel (LMP)

Le loueur professionnel a l'avantage de pouvoir imputer directement le déficit provenant de la location meublée sur son revenu global de l'année ou des 6 années suivantes.

Conseil

Il est intéressant pour un loueur professionnel d'opter pour le régime du réel simplifié en début d'activité afin de pouvoir bénéficier de l'imputation sur le revenu global des déficits provenant des emprunts nécessaires à l'obtention des locaux locatifs, des amortissements et autres charges

Location en meublé et isf

L'imposition à l'ISF est différente selon que le loueur est ou non professionnel.

Loueur non professionnel (LMNP)

L'immobilier du loueur non professionnel est imposé normalement à l'ISF, il ne bénéficie d'aucun abattement ou exonération.

Loueur professionnel (LMP)

Nouveautés

Le ministre de l'économie et des finances vient d'engager (1er août 2006) une réflexion sur l'aménagement des conditions d'exonération des loueurs en meublé afin de ne pas disproportionner ce dispositif (qui soumet l'exonération à une double condition de ressources) destiné à lutter contre les abus. Actuellement, un redevable bénéficiaire de l'exonération en tant que loueur en meublé professionnel perd son exonération, temporairement, à l'occasion de la réalisation de travaux sur les locaux les rendant indisponibles pour la location.

Les loueurs en meublé professionnels peuvent bénéficier d'une exonération d'ISF au titre des biens nécessaires à leur activité. Mais les conditions pour en bénéficier sont restrictives dans la mesure où il faut remplir cumulativement les trois conditions suivantes :

· être inscrits au RCS (ou qui peuvent justifier de leur volonté d'inscription) ;

· réaliser plus de 23 000 € de recettes annuelles dans le cadre de cette activité ;

· et retirer de cette activité plus de 50 % des revenus de leur foyer fiscal.*

Pour ce qui concerne les logement loués en meublé, ce dispositif d'exception s'applique aux seuls locaux d'habitation loués meublés détenus directement par le redevable. Lorsque l'immeuble est détenu et loué en meublé par une société, seules peuvent être exonérées :

· si la société n'a opté pour le régime des sociétés de personnes, seules les parts du gérant peuvent être exonérées à condition qu'il y exerce son activité à titre principal et qu'il détienne au moins 25 % du capital social,

· si la société a opté pour le régime des sociétés de personne, toutes les parts des associés exerçant leur activité à titre principale dans cette société peuvent bénéficier de l'exonération d'ISF.

Loueur en meublé et plus-values

Les plus-values ne sont pas traitées de la même façon selon que le loueur est ou non professionnel.

Loueur non professionnel (LMNP)

Pour le loueur non professionnel, les plus-values relèvent toujours du régime des plus-values privées et cela même si l'immeuble est inscrit au bilan de son entreprise. Ces plus-values d'activité sont imposées comme des plus-values de particulier.

Loueur professionnel (LMP)

Pour le loueur professionnel, le régime qui lui est appliqué dépend du montant des recettes imposées dans la catégorie des BIC.
Si les recettes n'excèdent pas 250 000 € TTC et que l'activité est exercée depuis au moins 5 ans, alors les plus-values sont exonérées.
Si les recettes sont comprises entre 250 000 € et 350 000 € (ces recettes s'apprécient HT pour les plus values réalisées depuis 2006, TTC avant cette date) et que l'activité est exercée depuis au moins 5 ans, les plus-values sont exonérées pour une fraction de leur montant. Le montant imposable de la plus-value est alors déterminé en lui appliquant un taux égal au rapport entre, d'une part, la différence entre le montant des recettes et 250 000 € et, d'autre part, le montant de 100 000 €.

Si l'activité est exercée depuis moins de 5 ans ou si les recettes excèdent 350 000 € , les plus-values sont soumises au régime des plus et moins-values des professionnels à court ou long terme.

Exemple

Un loueur en meublé réalise en 2006 une plus-value de 10 000 € pour un chiffre d'affaires de 310 000 €. Il dépasse le seuil de chiffre d'affaires pour bénéficier d'une exonération totale mais peut bénéficier d'un abattement. Le montant de la plus-value imposable est déterminé de la façon suivante :
10 000 € x (310 000 € - 250 000 €)/100 000 € = 6 000 €

Plus et moins-values professionnelles

Les plus et moins-values professionnelles constatent la disparition d'un actif immobilisé d'une entreprise.
Les plus-values sont taxées au cours de l'année ou de l'exercice pendant lequel elles sont réalisées.
Leur taxation varie selon qu'il s'agit d'une plus-value à court ou à long terme (pour les personnes soumises à l'impôt sur le revenu).

Plus et moins-values à court terme

Les plus et moins-values du même exercice se compensent entre elles pour finalement donner soit une plus-value nette soit une moins-value nette.

· La plus-value nette est ajoutée aux bénéfices de l'exploitation. Son imposition se fera de la même façon que ces bénéfices. Mais il est possible de demander la répartition en trois parts égale et d'imposer le tiers de la plus-value l'année de sa réalisation et un autre tiers chacune des deux années suivantes.

· La moins-value s'impute directement sur le bénéfice d'exploitation. Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour absorber la totalité de la moins-value alors le loueur constatera déficit d'exploitation.

Plus et moins-values à long terme

Les plus et moins-values à long terme d'un même exercice se compensent entre elles. Après cette compensation, il résulte une plus ou moins-value nette à long terme.
Les plus-values à long terme sont imposées au taux de 16 % auquel on ajoute les prélèvements sociaux. De plus, elles sont imposées selon le système du quotient ce qui a pour effet d'étaler sur 5 ans leur imposition (le calcul du quotient et son imposition est automatiquement effectué par le fisc).

· Les plus-values à long terme peuvent être utilisées pour :

- compenser les moins-values des dix exercices précédant non encore utilisées ;

- compenser le déficit de l'exercice (y compris d'éventuelles moins-values à court terme) et les amortissements réputés différés.

· Les moins-values à long terme ne sont imputables que sur les plus-values à long terme des dix exercices suivants celui de leur réalisation.

Location en meublé - Contributions sociales

Le régime de soumission des revenus tirés de la location en meublé aux contributions sociales (CSG, CRDS et éventuellement prélèvement social de 2 % et sa contribution additionnelle de 0,3 %) dépend de l'assujettissement ou du non-assujettissement du loueur aux cotisations de sécurité sociale.
Si le loueur remplit toutes les conditions pour être assujetti aux cotisations de sécurité sociale, les revenus tirés de la location en meublé seront soumis à la CSG et à la CRDS au titre des revenus d'activité.

Si, en revanche, il ne répond pas aux critères d'assujettissement aux cotisations de sécurité sociale, les revenus tirés de la location en meublé seront soumis à la CSG, la CRDS, au prélèvement social de 2 % et à sa contribution additionnelle de 0,3 % au titre des revenus du patrimoine et assimilés.
La base des contributions est la même que celle retenue pour le calcul de l'impôt sur le revenu (revenu net).
Les critères d'assujettissement des loueurs en meublé aux cotisations de sécurité sociale sont les suivants :

· la location doit être faite de façon habituelle (au moins deux fois) et non pas occasionnelle,

· qu'elle porte sur plusieurs logements (au moins deux) meublés de façon que ce mobilier soit déterminant pour la location,

· les locaux loués doivent être indépendants de la résidence principale ou secondaire du loueur.

En revanche, il importe peu qu'ils soient ou non considérés comme loueur en meublé professionnel. L'absence d'inscription au RCS ou le fait qu'ils n'atteignent pas les seuils de recettes pour être loueur professionnel n'a aucune influence sur l'affiliation à ce régime de sécurité sociale.

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06 décembre 2007

Amff et ses partenaires

L’AMFF a su s'entourer des entreprises leader sur le marché français dans leur domaine de compétence respectif.  Notamment dans le secteur bancaire et le secteur immobilier :

                                                                                                                                                      
    

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Programmes d'investissements et formules de financement

Au delà de l’analyse des lois et des avantages et des contraintes qu’elles sous-tendent, elle propose non seulement des programmes d’investissements vous mettant en position de tirer parti de chaque dispositif mais également des formules de financement particulièrement performantes qui elles-mêmes permettront des économies d’impôts.

Elle propose donc un conseil mais prend en charge aussi toutes les formalités administratives entre les différents intervenants : centres des impôts, banques, assurances, notaires, promoteurs, documents administratifs …

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Les lois

Aujourd’hui, les lois mise en place pour favoriser le développement du logement et qui constituent une opportunité et une incitation à la constitution d’un patrimoine immobilier se regroupent autour de :

-La loi Robien : acheter un logement neuf pour le mettre en location, à condition de respecter quelques règle : l’état vous en paye une partie

-La loi Borloo : elle se rapproche de la loi de Robien avec défiscalisation plus avantageuse mais  en contrepartie de certaines obligations

-La loi Girardin : elle concerne les investissements  locatifs dans les DOM-TOM

-La loi Demessine : elle offre des avantages exceptionnels pour soutenir l’activité dans les zones rurales à potentiel touristique

-La location meublée non professionnel (LMNP) : objectifs : réduire les impôts – préparer sa retraite – protéger sa famille

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